#72 – Faut-il abolir l'héritage ?

Tim Evans sur Unsplash

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Imaginez une partie de Monopoly dans laquelle certains joueurs commenceraient avec des millions et d’autres, avec rien. Ça semblerait plutôt injuste, non ?

Pourtant, dans la vraie vie, cette situation ne nous choque pas. On trouve normal que certaines personnes héritent des richesses de leurs parents, tandis que d’autres se retrouvent à devoir payer leurs dettes.

Alors pourquoi sommes-nous tellement attachés au droit d’hériter et, face à la montée inexorable des inégalités, est-il temps d’adopter un autre modèle ?

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6 réflexions au sujet de “#72 – Faut-il abolir l’héritage ?”

  1. Merci Hugo pour ce podcast très intéressant !
    L’inégalité de richesse est un problème pour nos sociétés depuis des lunes. C’est une guerre des classes et Warren Buffet a dit que les riches gagnent 🙂

  2. Salut, Hugo,
    J’aimerais faire quelques commentaires sur votre podcast.

    L’accumulation capitaliste n’est pas née et n’a pas été perpétuée par les héritages des grands riches à leurs enfants. En fait, ce qui se passe généralement, c’est que les grandes fortunes ont tendance à être perdues en trois ou quatre générations. À cet égard, il y a une expression populaire dans mon pays qui dit : grand-père riche, père millionnaire et petit-fils misérable. Cela signifie que la richesse du grand-père est dépensée et gaspillée par le père, et le petit-fils n’a plus rien à profiter de cette richesse, puisque son père n’a pas poursuivi le travail de son grand-père. Cela ne signifie pas qu’hériter de grandes richesses vous rend paresseux ou misérable. Dans les aristocraties, par exemple, ce qui se passait, c’est que l’héritier avait l’obligation de maintenir et d’augmenter la richesse héritée. Cela ne l’empêchait pas d’être cultivé ; au contraire, précisément parce que tous ses besoins étaient couverts, il pouvait disposer librement de son temps pour le consacrer à de nobles activités.

    Au contraire, l’accumulation des grands riches que nous connaissons aujourd’hui, est née dans de nombreux pays de l’impérialisme, de la colonisation, des pillages, du butin des guerres, du vol de terres et du paternalisme d’État. Le cas le plus exemplaire est celui des États-Unis. La riche classe américaine n’est pas née « sur ses propres mérites », elle a fait sa richesse en volant et en pillant les terres des anciens habitants indigènes de l’Amérique du Nord, en endettant des millions de personnes, en faisant payer des intérêts de guerre, etc. En d’autres termes, de la manière la plus vile et la plus méprisable possible.

    Il est vrai que l’héritage a contribué à perpétuer ce que les marxistes appellent « l’accumulation originelle de la richesse », mais ce n’est pas l’origine du problème de la grande inégalité de la richesse qui existe aujourd’hui.

    On comprend alors qu’elle est causée par l’accumulation et que l’extrême inégalité dans le capitalisme n’est pas une hérédité. L’hérédité n’est pas le problème. Le problème, ce sont les gouvernements qui se chevauchent et favorisent la création de grandes richesses. Les grands millionnaires comme Bezos et Gates ont fait fortune grâce à l’aide du gouvernement. Ce mythe capitaliste selon lequel la richesse des personnes les plus riches du monde a été rendue possible par les libertés du marché et leurs propres mérites est un gros mensonge. En réalité, c’est le contraire qui s’est produit. C’est grâce à la protection de l’État qu’ils sont là où ils sont. Un autre exemple est celui de Carlos Slim, l’homme le plus riche de mon pays, le Mexique. Slim a fait fortune grâce à l’infrastructure que le gouvernement de mon pays lui a pratiquement donnée aux enchères ; une infrastructure publique que nous tous, Mexicains, avons payée à l’époque avec nos impôts. Les dettes privées des banques et des entreprises, par exemple, ont été rendues publiques par les gouvernements ; ils utilisent l’argent public pour payer les dettes qu’un groupe d’hommes d’affaires a contractées. Cela s’est produit d’innombrables fois : la société dans son ensemble paie pour les excès commis par les millionnaires. La plus récente a été la crise financière de 2008.

    Comme je l’ai dit, le problème n’est pas l’héritage. Le problème est que les gouvernements s’efforcent de rendre les riches plus riches par des mesures protectionnistes et ne font pas de politiques qui obligent les riches à payer plus d’impôts et à donner quelque chose en retour à la société. Si le mythe de la méritocratie que vous évoquez est vrai, alors les super-riches qui apparaissent chaque année dans le magazine Forbes n’existeraient pas.

    Je vous envoie un salut et un câlin. J’apprécie vraiment votre travail. Je suis un auditeur et un suiveur fidèle de votre contenu. Continuez comme ça !

    Mauricio Aguilar

  3. Salut Hugo, J’apprécie vraiment tes podcasts et je continue à apprendre beaucoup en les écoutant souvent. Donc je suis extrêmement reconnaissante. Merci beaucoup !! Et je sais que tu travailles très dur sur tes podcasts…
    Mais tes arguments contre l’héritage ne sont pas fondés. Les arguments ne sont pas de tout convaincants… Et j’ai dû expliquer :
    Les arguments contre l’héritage sont vraiment pleins de défauts :
    « Ceux qui gagnent, ce sont pas toujours les joueurs les plus vertueux mais simplement ceux qui ont le plus de chance ou alors ceux qui ne respectent pas les règles. » Quelle triste perspective sur la vie ! Qu’en est-il de la perspective que la personne qui réussit est celle qui travaille dur ??
    « Mais si les gens tiennent tellement à l’héritage, ce n’est pas vraiment pour ces questions historiques et économiques, mais plutôt à cause d’une dimension morale. » Et pourquoi pas utiliser grâce à… ? Des raisons positives plutôt que des raisons qui semblent négatives pour la personne qui parle…
    « Le principal problème avec l’héritage, c’est qu’il permet aux inégalités de s’accumuler d’une génération à l’autre » Au lieu de cela, on doit avoir l’injustice de confisquer la richesse de ceux qui ont travaillé dur et de la distribuer à ceux qui sont paresseux ? Et c’est le concept d’égalité ?
    « C’est impossible pour quelqu’un qui vient d’une famille pauvre de monter dans la hiérarchie sociale. » « On a inventé l’école publique. Bon, c’est pas une solution parfaite, mais elle a le mérite d’exister » Pourquoi une telle banalisation d’un système éducatif gratuit qui permet à ceux qui sont vraiment motivés de progresser ? Et oui, pour élever leur classe sociale ! Et sans parler du monde infini d’Internet où une personne peut presque tout apprendre gratuitement si elle le souhaite vraiment !
    La discussion de la méritocratie : A mon avis ce n’est pas une question d’avoir une société basée sur le principe de la méritocratie mais plutôt sur la récompense. Et la continuation de cette récompense de travail dur pour la famille.
    « Warren Buffet va leur en léguer seulement une petite partie parce qu’il a envie que ses enfants fassent des efforts, qu’ils travaillent pour devenir riches… » Il faut savoir ce qui signifie une petite part d’une fortune par les riches pour leurs héritiers…
    The Washington Post reported in 2014: ”Buffett’s three kids each have a $2 billion foundation funded by Dear Old Dad. The rest of his money? Going to charity.” https://www.cnbc.com/2016/09/26/warren-buffett-bill-gates-have-similar-ideas-on-how-much-money-to-leave-kids.html
    Warren Buffet est sans aucun doute humanitaire mais il veut vraiment que ces enfants soient très bien protégés et ne jamais avoir à travailler !! C’est pas drôle non, la vraie vérité de cette situation ?
    « Piketty propose que l’Etat verse 120 000€ à chaque Français à ses 25 ans… » Vous pensez vraiment que sans la connaissance qui vient généralement d’une famille comment gérer beaucoup d’argent qu’une personne de cet âge ne le perdra pas aussi vite qu’elle l’a reçue ? C’est une blague. C’est vraiment un gaspillage d’argent durement gagné !
    « Et puis, les études psychologiques montrent qu’on est moins jaloux de la réussite individuelle d’une personne que des inégalités de situation. »
    Pourquoi devrions-nous nous soucier des sentiments jaloux de quelqu’un ?
    Il vaut mieux que la personne jalouse décide de travailler pour une vie meilleure que de s’asseoir sur le canapé en regardant la télévision et en se sentant jalouse. Dans notre pays, nous sommes inspirés par ceux qui réussissent et motivés à devenir de meilleures versions de nous-mêmes. C’est une attitude beaucoup plus saine !

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