#73 – L'art de vivre selon les Stoïciens

Cristina Gottardi sur Unsplash

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Quel est le point commun entre un esclave de la Rome antique, un empereur, et les entrepreneurs de la Silicon Valley ? Le stoïcisme, bien sûr !

Depuis quelques années, cette philosophie créée il y a 2500 ans fait un véritable retour en force. Elle inspire à la fois les livres de développement personnel et des articles sur la productivité.

Alors, en quoi les idées des stoïciens sont-elles pertinentes aujourd’hui ? Et surtout, comment peuvent-elles nous aider dans notre vie quotidienne ?

Pour aller plus loin :

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9 réflexions au sujet de “#73 – L’art de vivre selon les Stoïciens”

  1. Bonjour Hugo. Je voudrais commenter un peu votre podcast de les Stoïciens. Je n’aime pas la position de la vie « attendez le mauvais et vous rencontrerez le bon ». Je me souviens d’une de mes blagues préférées. Dans la matinée, un homme monte le métro bondé au travail. Et il pense: « Ma femme est méchante, elle est mécontente de tout, le patron est un fou, il me gronde constamment, la vie est mauvaise ». Et derrière lui se trouve un ange gardien et pense: « Des désirs étranges, pour une raison quelconque, tous les jours sont les mêmes. Mais il n’y a rien à faire, je dois les executer”.
    Je m’appelle Tatyana. J’habite à Saint-Pétersbourg, en Russie. J’ai ouvert vos cours il y a six mois. Ils m’aident beaucoup dans l’apprentissage du français. Merci beaucoup! Désolé pour mes erreurs.

  2. Salut Hugo,
    Après avoir écouté votre dernier podcast, je dois vous contredire … Je pense que les auteurs modernes qui vivent du stoïcisme comme Holiday and Co … ne sont pas crédibles …
    Ils font du business avec les vieilles idées, c’est complètement américain: inspirer les masses, rendre les masses dépendantes et encaisser …
    Ils ne vendent rien de nouveau. Ils se perdent dans les superficialités vendables …
    Il n’ya sûrement rien de mal… mais pour en savoir plus sur le thème fascinant, il faut étudier les œuvres de votre compatriote Pierre Hadot.
    Le fait que les pays anglophones soient inondés de livres d’entraide/auto-assistance est un phénomène bien connu. Il est quand même rare que quelque chose comme Petit Babmbou apparaisse. Encore votre compatriote … 🙂
    Merci beaucoup pour votre excellent travail et je suis heureux que vos disciples aient appris le stoïcisme …
    Cordialement
    Michel Golabaigne

    • Salut !

      Je suis totalement an accord avec toi !

      Il s’agit d’une appropriation entièrement équipée à des fins commerciales et ne prend pas en compte les aspects complexes de la vie des différentes classes sociales.

      Beatriz

  3. Bonjour Hugo, ce podcast sur le Stoïciens m’a beaucoup motivé d’en lire plus. Ça me plairais si tu faisais plus de podcasts sur les thèmes qui traitent le développement personnel. C’est intéressant que tu mets cette expression en contexte du français d’aujourd’hui. Je n’avais aucun idée que le « développement personnel » a une connotation négative, par conséquent je m’en servirai moins. Connais-tu d’autres mots que je peux utiliser au lieu de développement personal ? Je m’intéresse à la philosophie, la sociologie, et la psychologie. Peut-être tu peux me suggérer des livres de ces domaines où je pourrai apprendre du vocabulaire contemporain et approprié pour que je puisse parler avec plus de confiance dans les mots dont je me sers.
    Tu nous parles toujours dans ces conversations (podcasts) avec le ton de sincérité et de camaraderie comme si on se parle en privé chaque mois entre amis. C’est ton style de communiquer avec tant d’efficacité et confort qui est un de tes plus grands dons. Félicitations d’être un enseignant de le première classe !

  4. Dommage qu’il n’y ait pas de moyen de corriger ses erreurs, après avoir publié quelque chose. Immédiatement avoir l’avoir publié, je vois quelques erreurs dans mon commentaire que je voudrais corriger.
    Peut-on ajouter un lien où on pourrait réécrire ce que nous n’aimons pas dans nos écrits ? De toute façon, merci pour un autre session avec toi qui me plaît beaucoup. Bon weekend. – Michel E

  5. Bonjour, Hugo – ce podcast était encore très, très intéressant. Je me suis rendu compte que mes pensées et comportement quotidiens sont très influencés par le stoïcisme même si je ne leur ai pas donnés ce nom jusqu’a maintenant, justement par avoir lu un tas de divers livres de développement personnel dans ma longue vie😀🙂!!

    Par exemple je suis un grand fan de penser « les choses sont comme ils sont » (souvent j’entends dans les témoignages que des gens disent qu’il te comprennent si bien et si seulement tous les gens parlaient si clairement comme toi! – bien sûr, ça c’est pas la vrai vie et de plus ce serait si ennuyeux, il faut travailler sur sa propre apprentissage et pas dans l’ordre du monde, comme les stoïciens disent 😃😃).
    En relations avec nos membres de familles, amis et connaissances, j’ai appris à ne pas s’attendre trop, penser ils devraient absolument agir une certaine façon envers nous, « notre » façon – ca mène toujours à déception et à tristesse et ne mène à absolument rien… et si on n’ y attend rien, c’est un bonus si quelque chose bon et inattendu arrive….. il y a des tas de choses du stoïcisme qui nous aident dans notre vie quotidienne…. j’adore vraiment cette expression de « faire la meilleur version de nous même  » – Dale Carnegie déjà utilisait cette expression dans ces livres il y a des décennies, et plus récemment Neil Donald Walsh dans ses livres de « conversations avec Dieu »….
    Pourtant, étant une personne très positive, je ne suis pas tout à fait d’accord avec la pensée stoicienne de se preparer dès le matin à des choses négatives qui pourraient se produire (juste comme trouvaient d’autres écouteurs du podcast). Il pourraient aider à un certain degré, mais il faut équilibrer ces pensées avec un « outlook » positive…..

    Merci beaucoup pour toutes les liens et recommandations, Hugo, sur le sujet, génial !!! Bonne journée à tous et toutes.

  6. Bonjour, Hugo
    Je vous remercie pour ce podcast. La philosophie est un sujet très intéressant et qui peux vraiment nous aider à enfrenter les problèmes de la vie quotidienne. Malheureusement, il y a des gens qui l’utilisent ne pas pour faire la différence dans la vie d’autres, mais pour gagner de l’argent. C’est dommage.

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#73 L’art de vivre selon les Stoïciens

[00:00:03] Episode 73 : l’art de vivre selon les Stoïciens.

[00:00:13] Salut à tous et à tous, c’est Hugo et je suis très content de vous retrouver pour ce nouvel épisode qui arrive avec une semaine de retard. J’ai eu un imprévu, la semaine dernière, quelque chose que je n’avais pas prévu, que je n’avais pas planifié – un imprévu – et malheureusement, j’ai pas réussi à publier l’épisode à temps. Donc c’est pour ça qu’il arrive avec une semaine de retard.

[00:00:39] Mais pour commencer, je voudrais vous rassurer parce que j’ai reçu pas mal d’emails suite au dernier épisode. Certains d’entre vous sont inquiets pour moi et pour ma santé mentale. Bon, pas à cause des idées que j’ai partagées sur l’héritage (même si certains d’entre vous les ont trouvées un peu bizarre). Non, ce qui vous inquiète, c’est ce que je vous ai dit sur l’équilibre entre la vie professionnelle et la vie privée. Je vous ai dit que pour moi, c’est un peu difficile en ce moment de trouver le juste milieu. Donc, certains s’inquiètent pour ma santé mentale. C’est très gentil, je suis vraiment touché. Mais ne vous inquiétez pas. Peut-être que j’ai un peu exagéré dans ce dernier épisode. Mais vraiment, tout va bien.

[00:01:28] C’est juste que je me suis rendu compte que cette année, j’ai eu les yeux plus gros que le ventre. Ça, c’est une bonne expression : « avoir les yeux plus gros que le ventre.» C’est par exemple quand vous êtes au restaurant et qu’il y a deux desserts sur la carte qui vous semblent vraiment délicieux. Alors, comme vous ne savez pas lequel choisir, vous commandez les deux. Mais une fois que vous avez fini le premier, vous n’avez plus du tout faim et vous avez pas l’appétit pour manger le deuxième. Donc ça, c’est « avoir les yeux plus gros que le ventre ». Quand on a trop d’ambition compte-tenu de ses moyens.

[00:02:06] Moi, je vous dis que j’ai les yeux plus gros que le ventre cette année parce que j’ai lancé plusieurs projets en même temps et c’étaient vraiment des gros projets. J’ai commencé par refaire complètement le site Internet et, comme je suis pas programmeur, ça m’a demandé pas mal de travail. J’ai passé pas mal d’heures sur les forums à chercher comment résoudre différents problèmes. J’ai aussi lancé la chaîne YouTube en faisant une vidéo par semaine. Et puis, comme il y a de plus en plus de personnes qui s’inscrivent à mon programme (Build a Strong Core), eh bien là aussi, ça me demande plus de temps pour répondre aux questions, accompagner les personnes quand elles font les leçons, etc.

[00:02:50] Et surtout, vous savez que cet été, j’ai lancé la création de mon deuxième cours. Ça, c’est mon gros chantier en ce moment. Un chantier, c’est tout simplement un lieu de construction. Par exemple, quand on construit un nouveau bâtiment, là où on pose les fondations, où on fait les travaux, c’est le chantier. Mais on peut utiliser aussi le mot chantier pour parler d’un projet en cours. Donc moi, mon gros chantier, c’est la création de mon deuxième programme. Je pensais que ça serait plus simple vu que je l’ai déjà fait l’année dernière. Mais j’ai décidé d’utiliser une toute nouvelle plateforme, de changer un peu le concept des leçons, etc. Donc finalement, ça demande encore plus de travail.

[00:03:39] Bref, j’ai vraiment sous estimé la quantité de choses à faire pour pouvoir maintenir tous ces projets en même temps. Ce qui fait que voilà, en arrivant à la fin de l’année, je suis un peu fatigué. Mais ne vous inquiétez pas, la situation n’est pas dramatique. Il n’y a rien de catastrophique. Simplement, je commence à comprendre un peu mieux où sont mes limites.

[00:04:04] Et puis, surtout, je n’ai pas envie que ce podcast et la chaîne YouTube deviennent des corvées. Une corvée, c’est une chose qu’on est obligé de faire, mais qui nous donne pas vraiment de plaisir. Par exemple, quand on doit faire le ménage à la maison, on peut dire que c’est une corvée. Enregistrer ce podcast et puis les vidéos pour la chaîne YouTube, c’est vraiment quelque chose qui me donne du plaisir. Mais quand j’ai beaucoup de travail en même temps, eh bien ça devient un peu des corvées. Et j’ai pas envie que ça se passe comme ça. J’ai pas envie que ce podcast devienne une corvée. C’est pour ça que j’ai décidé d’espacer encore un peu plus la publication des épisodes.

[00:04:46] Donc voilà, je sais pas encore vraiment quelle va être la fréquence, mais jusqu’à la publication de mon nouveau cours, je pense qu’il y aura peut-être un épisode toutes les trois semaines ou tous les mois. Comme ça, ça va me permettre de retrouver un peu d’énergie et de faire ce podcast toujours avec beaucoup de plaisir. Et puis, une fois que j’aurai terminé ce deuxième cours, j’aurai moins de travail, j’aurai les idées plus claires et on pourra reprendre la fréquence de publication normale.

[00:05:17] Voilà, c’est tout pour ce préambule. Maintenant, on va pouvoir vraiment commencer l’épisode. Mais on ne va pas perdre nos bonnes habitudes. D’abord, on a un témoignage à écouter, celui de Takunda.

[00:05:31] Bonjour Hugo,

Je m’appelle Takunda. Je te salue depuis le Zimbabwe. Je te remercie du fond du coeur pour tous les efforts que tu fais pour partager la langue française dans le monde comme ça.

Tu as raison, il y a beaucoup de ressources en ligne pour apprendre le français, mais après un certain temps, elles deviennent trop faciles et je crois que le cerveau devient paresseux. Et à cause de ça, on s’ennuie de l’apprentissage de la langue. Mais ça, c’est mon avis. Je ne suis pas psychologue.

De l’autre côté, il y a des articles, des actualités, des vidéos, des émissions radiophoniques en ligne, vraiment un tas de ressources pour améliorer la lecture. Enfin, la compréhension écrite. Mais pour la compréhension orale, il me semble qu’il y a un tel fossé entre les resources pour les débutants et les matériels pour les avancés, mais sans pont entre les deux. On dirait que ton projet est ce pont-ci.

Je l’ai trouvé par hasard quand je cherchais des vidéos sur les manifestations des Gilets jaunes ou l’incendie de Notre-Dame de Paris, je ne suis pas sûr. Mais j’ai vu une de tes vidéos et j’étais très content du contenu. Je passerai l’examen DELF B2 dans deux semaines et tes vidéos dans mon emploi du temps étaient parfaites.

Oh, je réapprends le français après l’avoir appris au lycée il y a dix ans. Mais pour élargir mes horizons, j’ai décidé de réapprendre le français et d’apprendre l’allemand aussi. Pourquoi pas ? Je voudrais ajouter le mandarin à mon répertoire, mais doucement, j’y arriverai.

Continue ton bon travail, Hugo. C’est apprécié dans le monde entier.

Salut, mon frère.

[00:07:52] Merci beaucoup pour ton message, Takunda. Si je dis pas de bêtises, c’est la première fois qu’on a un auditeur du Zimbabwe dans le podcast. En même temps, j’ai l’impression de dire ça à chaque épisode. À chaque fois, on a un nouveau pays qui est représenté. Ça me fait super plaisir. Aujourd’hui, la communauté InnerFrench est vraiment internationale. Et qui sait, peut-être qu’un jour, on aura eu un auditeur ou une auditrice de chaque pays dans le podcast. Ça serait vraiment génial ! Il faudrait que je commence à tenir le compte.

[00:08:24] Bref, Takunda, je trouve que t’as un très bon français. C’est vraiment très naturel.

[00:08:31] Si vous aussi, vous voulez m’envoyer un message pour passer dans le podcast, je préfère vous prévenir, il faudrait mieux attendre l’année prochaine parce que j’ai déjà tellement d’enregistrements en stock que si vous m’en envoyez un maintenant, vous n’allez pas vous entendre avant plusieurs mois. Donc voilà, ce n’est pas la peine. Attendez un peu et envoyez le moi plutôt l’année prochaine.

[00:09:01] Il y a quelques mois, j’ai reçu un message d’un autre auditeur du podcast qui s’appelle Mark, qui m’avait conseillé un podcast de philosophie en anglais dont le titre est Philosophize this! En fait, c’est un podcast qui vulgarise les grands penseurs de la philosophie pour qu’on puisse adapter leurs idées à notre vie quotidienne.

[00:09:27] Et justement, il y a une école de philosophie qui s’y prête bien. C’est celle du stoïcisme. Le stoïcisme, c’est une philosophie qui est née en Grèce il y a 2500 ans. Alors, quand on pense au stoïcisme, on a plusieurs aprioris. Ah oui, un apriori, c’est une idée préconçue, un préjugé. D’ailleurs, on peut aussi l’utiliser comme locution, je le dis parfois. Quand on dit : « a priori, cette idée est fausse ». « A priori », ici, quand on l’utilise comme locution, ça veut dire « à première vue.» Mais quand on utilise « apriori » comme nom, ça veut dire « une idée préconçue », « un préjugé » – un apriori.

[00:10:14] Alors, c’est vrai qu’on a souvent des aprioris sur le stoïcisme. On pense qu’un stoïque, c’est quelqu’un qui n’a aucune réaction, dont le visage impassible (autrement dit, qui ne montre aucune émotion, pas même face à la douleur physique), quelqu’un qui peut rester sous la pluie pendant des heures sans bouger. Bref, c’est pas vraiment quelqu’un qu’on a envie d’inviter à dîner !

[00:10:40] Pourtant, le stoïcisme fait un retour en force depuis quelques années. C’est devenu très à la mode parce que cette philosophie a été remise au goût du jour par des entrepreneurs de la Silicon Valley. À première vue, ce retour en force peut sembler un peu surprenant. On peut se demander comment ça se fait qu’une philosophie née dans la Grèce antique soit devenue une source d’inspiration pour les entrepreneurs du XXIème siècle. C’est ce qu’on va essayer de voir dans cet épisode. Et puis, on va aussi se demander pourquoi les conseils des stoïciens peuvent nous aider à vivre une vie meilleure.

[00:11:22] Et surtout, je vous montrerai, à la fin de cet épisode, que lire les Stoïciens peut être un très bon exercice de français. Moi, personnellement, c’est quelque chose que je fais en polonais et ça m’aide beaucoup. Donc voilà, à la fin de l’épisode, je partagerai avec vous quelques recommandations et quelques ressources sur le stoïcisme et sur la philosophie en général pour vous aider à apprendre le français en lisant des choses intéressantes.

[00:11:59] Pour commencer, on va remonter dans le temps pour s’intéresser aux origines du stoïcisme. Comme je vous l’ai dit, le stoïcisme est né en Grèce au IVème siècle avant Jésus-Christ, grâce à un homme qui s’appelle Zénon de Citium. Citium, c’était une ville de Chypre où Zénon vivait dans une riche famille de marchands (un marchand, c’est quelqu’un qui vend des produits, qui vend des choses, mais maintenant, on dit plutôt « un commerçant »). Donc Zénon venait d’une riche famille de marchands à Citium. Et quand il était adolescent, il est parti faire ses études à Athènes. 

[00:12:42] Ce qu’il faut savoir, c’est que les philosophies antiques comme le stoïcisme, l’épicurisme, le scepticisme, le cynisme, etc. étaient des philosophies qui prescrivaient un certain mode de vie. Elles étaiten très orientées sur la pratique. Bien sûr, elles s’intéressaient aussi aux idées, aux concepts, etc. Mais elles avaient vraiment vocation à guider les hommes dans leurs choix et leur vie de tous les jours.

[00:13:13] Zénon, lui, il voulait mener une vie exemplaire. Il rejetait les passions comme des maladies. Il mangeait et s’habillait simplement, modestement. Il parlait peu et, en général, c’était une personne assez facile à vivre. C’était agréable de passer du temps avec lui parce qu’il n’allait pas vous déranger, il n’était pas très exigeant, etc. Et en fait, c’est cette austérité légendaire qui est devenue un peu la base du stoïcisme et qui l’a rendu célèbre.

[00:13:48] Mais à la fin du IIème siècle avant Jésus-Christ, le stoïcisme a trouvé une deuxième jeunesse quand il a été importé à Rome avec le reste de la civilisation grecque. Quand le stoïcisme est arrivé à Rome, il a fait des adeptes. Ça, c’est une bonne expression. « Faire des adeptes », ça veut dire qu’une idée ou qu’un groupe réussit à convaincre d’autres personnes de les adopter. Donc le stoïcisme a fait des adeptes. Il y a beaucoup de Romains qui se sont, on pourrait dire, « convertis » au stoïcisme, qui ont adopté cette philosophie.

[00:14:30] Et parmi les plus célèbres d’entre eux, on trouve notamment Sénèque. Alors Sénèque, c’était un philosophe, un dramaturge (il a écrit des tragédies comme Œdipe et Phèdre). Et l’œuvre la plus célèbre de Sénèque en rapport avec le stoïcisme, c’est un ensemble de lettres qu’il avait écrites à un ami : Les lettres à Lucilius.

[00:14:56] On trouve également Épictète. Alors, Épictète, il avait un statut complètement différent parce qu’il était esclave. Il a été esclave jusqu’à l’âge de 18 ans et ensuite, il a retrouvé sa liberté et il en a profité pour ouvrir une école stoïcienne qui a eu un grand succès dans l’Empire romain. Malheureusement, Épictète n’a pas laissé d’écrits, mais un de ses élèves a rassemblé ses principaux enseignements dans un livre qui s’appelle « Manuel », le manuel d’Épictète. Et ça, c’est une des œuvres les plus influentes du stoïcisme.

[00:15:36] Et puis une autre figure très importante pour le stoïcisme, c’est Marc Aurèle. Marc Aurèle, c’était bien évidemment l’empereur de Rome au moment où l’empire était à son apogée. Donc, on peut dire que c’était l’homme le plus puissant du monde à cette époque. Et on a de la chance parce que Marc Aurèle avait un journal intime dans lequel il écrivait toutes ses pensées. Il analysait ses actes, sa conduite. Il se donnait des conseils à lui-même pour essayer d’agir de manière plus rationnelle, d’une manière qui soit en accord avec le stoïcisme. Et on a de la chance parce qu’on a accès, aujourd’hui, à ce journal qui s’appelle Pensées pour moi-même. Donc vraiment, Pensées pour moi-même, c’est une sorte de guide de la vie quotidienne à la sauce stoïcienne, écrit par l’homme le plus puissant de son époque, Marc Aurèle. Donc, ça aussi, c’est vraiment un livre important pour le stoïcisme.

[00:16:40] Mais ce qui est fascinant, c’est que le stoïcisme n’a jamais vraiment disparu de la carte. C’est une philosophie qui a inspiré pendant des siècles et des siècles les philosophes à différentes époques. On peut dire que c’est une philosophie qui a traversé les âges. Par exemple, elle a eu une certaine influence sur le christianisme. On peut trouver, effectivement, des parallèles entre certains préceptes chrétiens, certaines valeurs et certaines idées qui viennent du stoïcisme. Il y a aussi un auteur français très célèbre, Michel de Montaigne, qui a écrit Les Essais. Et il faut savoir que Michel de Montaigne a été beaucoup inspiré par les penseurs stoïciens. On a également Descartes. Descartes qui a écrit qu’il faut « changer ses désirs plutôt que l’ordre du monde.» Et ça, c’est vraiment une valeur centrale dans le stoïcisme. On va en reparler un peu plus tard. Mais il y a aussi le philosophe allemand Nietzsche, au XIXème siècle, qui a repris certains concepts stoïciens pour son concept à lui d’Amor Fati, son concept qu’il appelle « Amor Fati ».

[00:17:58] Bref, on peut dire que le stoïcisme a eu une très bonne longévité, qu’il a continué d’inspirer les philosophes bien après sa création dans la Grèce et la Rome antiques.

[00:18:12] Et comme je vous l’ai dit en introduction, aujourd’hui, le stoïcisme fait un véritable retour en force depuis quelques années. Il a été popularisé par un auteur et entrepreneur américain qui s’appelle Tim Ferriss. C’est l’auteur d’un best seller qui s’appelle La semaine de quatre heures. Peut-être que certains d’entre vous l’ont lu. Tim Ferriss, il donne sa propre définition du stoïcisme. Pour lui, le stoïcisme, c’est une sorte de système de productivité qui permet d’atteindre ses objectifs dans un environnement très incertain.

[00:18:56] Un peu plus tard, on a aussi Ryan Holiday, qui est lui aussi un auteur, qui écrit beaucoup sur le marketing et les médias, qui a décidé de vulgariser le stoïcisme à travers plusieurs livres, dont le plus célèbre, qui s’appelle The Daily Stoic. En fait, dans ce livre, on trouve des leçons inspirées des grands auteurs stoïciens qui partagent des conseils, qui partagent leur sagesse, pour nous guider dans notre vie quotidienne. Ces deux auteurs ont inspiré pas mal d’entrepreneurs et c’est vraiment devenu à la mode de dire qu’on est stoïcien.

[00:29:36] Ce qui fait qu’aujourd’hui, le stoïcisme retrouve une seconde jeunesse et on a l’impression que cette philosophie est devenue une sorte de développement personnel. En fait, pour ces auteurs, le stoïcisme permet d’apprendre à mieux gérer ses incertitudes et ses peurs pour rester concentré et être plus productif.

[00:20:00] Alors, il faut savoir qu’en France, on n’est pas trop fan de développement personnel. Je sais pas si j’ai déjà raconté ça dans le podcast, mais quand je suis allé aux États-Unis pour la première fois, j’étais surpris parce que dans les librairies, il y avait énormément de livres sur le développement personnel ou sur la création d’entreprise, alors qu’en France, dans les librairies, on trouve principalement des romans. Donc on voit ici deux attitudes, deux approches qui sont assez différentes.

[00:20:31] Donc, c’est vrai qu’en France, on n’est pas trop fan de développement personnel. Mais ça aussi, c’est quelque chose qui est en train de changer. Et maintenant, on voit de plus en plus ce type de livres dans les librairies. Mais même aujourd’hui, ça reste mieux vu de dire qu’on s’intéresse au stoïcisme plutôt qu’au développement personnel. C’est un peu plus classe.

[00:20:53] Mais les spécialistes, les universitaires qui étudient le stoïcisme disent que c’est un peu réducteur d’avoir cette vision du stoïcisme. Ils disent que le stoïcisme ne peut pas se résumer à une compilation de slogans pour mieux vivre sa vie. C’est une philosophie qui est riche, qui s’est aussi intéressée à d’autres domaines comme la logique, l’éthique, la connaissance, la physique, etc. Donc, on ne peut pas vraiment la réduire à un ensemble de conseils pour vivre sa vie.

[00:21:31] Alors, effectivement, c’est une vision un peu réductrice, mais c’est ça qui fait le succès du stoïcisme aujourd’hui. C’est cette recette du bonheur que nous proposent les Stoïciens. Parce qu’il faut savoir que la finalité du stoïcisme, c’est d’obtenir le bonheur en acceptant l’ordre du monde et les événements que nous vivons. Donc maintenant, on va s’intéresser un peu plus en détail à la philosophie en elle-même. On va voir quelles sont les grandes idées des Stoïciens.

[00:22:09] Dans le stoïcisme, il y a un concept central qui est celui du détachement. Les Stoïciens disent qu’il faut distinguer d’un côté les choses qui dépendent de nous et sur lesquelles on doit concentrer nos efforts et de l’autre, les choses qui ne dépendent pas de nous. Et en fait, il est inutile, il est vain, d’essayer de lutter contre ces choses parce qu’on ne peut pas les changer. Épictète dit : « Il faut vouloir que les choses arrivent comme elles arrivent.».

[00:22:42] Alors là, vous vous demandez peut-être à quoi ils font référence quand ils font cette distinction entre les choses que l’on contrôle et celles que l’on ne contrôle pas.

[00:22:52] Les choses que l’on contrôle, ce sont par exemple nos pensées, notre jugement, notre attitude vis-à-vis des autres, notre comportement, nos actions, etc.

[00:23:04] Au contraire, les choses que l’on ne contrôle pas, ce sont le passé (en fait, à quoi bon avoir des regrets ? A quoi ça sert d’avoir des regrets ? Parce que ce qui est fait est fait et on ne peut pas changer le passé), de la même manière, il est inutile de s’inquiéter par rapport au futur (on ne sait pas comment les choses vont se produire, comment les choses vont arriver et tant qu’elles ne sont pas arrivées, eh bah c’est Inutile de s’inquiéter). On n’a pas non plus de contrôle sur l’environnement dans lequel on est né. Par exemple, comme Épictète, on peut naître esclave (bon, à notre époque, c’est un peu plus rare, heureusement, de naître esclave). Mais on peut naître dans une famille très pauvre ou dans une famille très riche. On n’a aucun contrôle sur ça. On n’a pas non plus de contrôle sur le temps qu’il fait, sur l’attitude des autres à notre égard. C’est pour ça qu’il ne faut pas faire dépendre son bonheur des autres. Si on veut à tout prix être populaire, on risque de souffrir parce qu’on ne peut pas vraiment contrôler la façon dont les autres nous voient et quelle opinion ils ont de nous.

[00:24:18] Ça, c’est vraiment la clé du bonheur, selon les Stoïciens : distinguer les choses que l’on contrôle et celles que l’on ne contrôle pas, et se concentrer sur les choses que l’on contrôle en se détachant du reste.

[00:24:31] Alors, cette distinction, elle nous permet d’avoir un certain cadre pour prendre nos décisions. Mais les Stoïciens disent aussi qu’il est très important de mettre en pratique ces enseignements dans notre vie quotidienne et qu’il faut en permanence évaluer l’attitude qu’on a par rapport aux choses.

[00:24:52] En fait ça, c’est une idée intéressante. Épictète dit : « ce qui trouble les hommes, ce ne sont pas les choses, mais les opinions qu’ils en ont.» Si on est triste ou si on est heureux, c’est pas forcément à cause des événements extérieurs, à cause de ce qui nous arrive, mais à cause de notre attitude par rapport à toutes ces choses. Les Stoïciens disent que notre souffrance existe seulement dans notre imagination, que l’homme est lui-même la cause principale de son malheur.

[00:25:24] Par exemple, je suis sûr que certaines nuits, vous n’arrivez pas à trouver le sommeil. Peut-être que vous avez une réunion importante le lendemain, alors vous commencez à y penser. Et puis ça vous stresse, alors vous vous mettez à penser d’autres choses qui vous stressent. Vous voyez les heures qui passent. Il est 4h du matin, vous ne dormez toujours pas. Et le lendemain, quand vous vous réveillez, vous avez mal dormi, vous avez pas eu assez de sommeil. Donc vous allez passer une mauvaise journée, vous allez rater la réunion que vous aviez, etc. etc. Et là, vous voyez que vous avez vous-mêmes créé votre malheur parce que vous auriez pu tout aussi bien ne pas penser à ces choses-là et dormir comme un bébé, être en forme pour votre réunion et tout se serait bien passé.

[00:26:14] De la même manière, il y a des matins où on se lève, on est de très bonne humeur. On se dit qu’on va passer une bonne journée. Et effectivement, tout va bien. Et puis, le lendemain, rien n’a changé. Vous avez toujours la même vie, le même travail. Il fait le même temps dehors. Mais vous vous levez du pied gauche, vous êtes de mauvaise humeur. Et là, il y a de grandes chances que vous passiez une mauvaise journée. C’est en ça que les Stoïciens disent que notre malheur existe seulement dans notre imagination.

[00:26:48] Et ils parlent aussi de la souffrance physique. Ils disent qu’on peut s’entraîner à résister à la souffrance physique. Évidemment, ça, c’est un peu plus compliqué.

[00:26:59] Les Stoïciens conseillent de restreindre nos ambitions au sens où il ne faut pas trop en demander aux hommes. Il ne faut pas trop en attendre des hommes. Parce que, si l’on considère que les hommes sont bons, alors on sera forcément déçu et malheureux. Au contraire, si on considère que les hommes ont des défauts, alors là, on sera pas surpris, on sera pas attristé, quand on verra des exemples de ces défauts ou de ces imperfections.

[00:27:32] D’ailleurs, Marc Aurèle encourageait à se préparer dès le matin aux mauvaises rencontres qu’on pourrait faire pendant la journée. Par exemple (bon, pas à son époque, mais plutôt maintenant), on peut penser au caissier malpoli qu’on va voir au supermarché, ou alors au collègue qui veut prendre notre place et qui est désagréable avec nous. Si, dès le matin, on pense à ces situations et qu’on s’y prépare. On ne sera pas surpris quand elles vont arriver et ce sera plus facile pour nous d’y être insensible et de ne pas se laisser influencer par elles. 

[00:28:10] Plus généralement, les Stoïciens disent qu’il faut se préparer mentalement aux difficultés en imaginant les pires scénarios possibles et en se demandant ce qu’on pourrait faire s’ils se produisaient. Par exemple, on peut imaginer qu’on va se faire licencier, qu’on va perdre notre travail. Et à ce moment-là, on se demande ce qu’on pourrait faire pour retrouver du travail rapidement, comment on pourrait réduire nos dépenses pour tenir plus longtemps sans emploi. On essaye de, peut-être, mettre à jour notre CV, de regarder dans nos contacts s’il y a des personnes qui peuvent nous aider, mais aussi de développer d’autres sources de revenus pour ne pas être complètement dépendant de son travail. Bref, imaginer ces scénarios, ça nous permet d’être mieux préparé et de mieux appréhender les difficultés quand elles se présentent.

[00:29:06] L’exercice ultime pour ça, c’est quelque chose qui s’appelle le « memento mori ». Autrement dit, se rappeler qu’on va tous mourir un jour. Le but avec cet exercice, c’est pas de sombrer dans la tristesse et la dépression, mais au contraire d’essayer de vivre dans le présent, d’apprécier chaque moment comme un cadeau parce qu’on sait que tout peut s’arrêter demain. C’est pour ça qu’il ne faut pas se contenter de la médiocrité, de faire un travail qu’on déteste ou d’être fâché avec des personnes qu’on aime. Il faut vraiment essayer d’être la meilleure version de soi-même possible dès aujourd’hui, et ne pas tout repousser au lendemain. Quand on fait cet exercice, ça nous permet de savoir quelles sont nos priorités et de travailler dessus dès maintenant au lieu de procrastiner.

[00:30:07] Bref, vous voyez que dans le stoïcisme, il y a plein de conseils très pratiques pour nous permettre de mieux vivre notre vie, de prendre du recul, de se poser les bonnes questions.

[00:30:19] Et c’est d’ailleurs pour ça que le stoïcisme est un très bon sujet pour apprendre les langues étrangères. Parce qu’en général, ça concerne la vie quotidienne donc il y a du vocabulaire qui est vraiment utile au quotidien. D’ailleurs, moi, j’ai récemment fini un livre en polonais qui s’appelle Sztuka życia według stoików (autrement dit, l’art de vivre selon les Stoïciens). L’auteur, c’est Piotr Stankiewicz. Et j’ai trouvé que c’était vraiment un très bon livre parce que c’est un guide pratique avec plein de mots sur les émotions, par exemple, plein de verbes très utiles également, qui peuvent nous servir au quotidien. 

[00:31:07] Alors je vous déconseille de lire les classiques, de lire Marc Aurèle, Sénèque ou Épictète, parce que c’est une langue qui est un peu datée. Même dans les versions modernes, c’est pas du français vraiment quotidien. Et puis, il y a aussi du vocabulaire qui n’est pas toujours très utile parce qu’il parle de la vie quotidienne, mais dans la Rome antique, donc les conditions de vie étaient un peu différentes.

[00:31:37] Non, je vous conseille plutôt de lire des livres des vulgarisateurs (donc des auteurs qui adaptent le stoïcisme au XXIème siècle). Malheureusement, à ma connaissance, il y a pas de bon vulgarisateur francophone du stoïcisme. Par contre, il y a cet auteur américain dont je vous ai parlé, Ryan Holiday, dont les livres sont traduits en français. Donc moi, je vous conseille de lire celui qui s’appelle L’obstacle est le chemin. J’ai un élève, d’ailleurs, qui le lit en ce moment et c’est lui qui m’en a parlé. J’ai trouvé que c’était une très bonne idée.

[00:32:18] Et puis, vous pouvez aussi regarder des vidéos sur le stoïcisme sur YouTube. Par exemple, il y a un YouTubeur que j’adore, qui s’appelle Cyrus North, qui fait plein de petites vidéos sur la philosophie où il explique différents concepts. Et enfin, pour ceux d’entre vous qui ont un niveau vraiment avancé, je vous conseille le podcast de France Culture, qui s’appelle Les chemins de la philosophie. Je vais mettre tous les liens dans la description de l’épisode. Donc si vous avez pas bien entendu, vous pouvez aller sur mon site innerfrench.com et là, vous verrez les liens pour ces chaînes YouTube, ces podcasts, ce livre, etc. etc.

[00:33:04] Maintenant, avant de se quitter, on va écouter un deuxième témoignage, celui d’Amy.

Bonjour Hugo,

Je m’appelle Amy. D’abord, je voudrais dire un immense merci pour tout ce que vous faites pour nous, les étudiants intermédiaires.

Je veux vous raconter un peu mon histoire. J’habite à Cape Town, en Afrique du Sud. Ma langue maternelle est l’anglais et ma deuxième langue est l’espagnol grâce à ma mère qui est argentine. Je sors depuis 8 ans avec un homme suisse, franco-suisse, et chaque année, nous allons passer quelques semaines avec sa famille à Genève (normalement, pendant les mois de juillet et août). Ce n’est pas facile de trouver la motivation d’apprendre le français parce que presque toutes les personnes que je connais à Genève parlent anglais. Mais dans la famille de mon copain, ils parlent surtout le français. 

Pendant six ans, j’ai entendu beaucoup le français et comme je parle déjà espagnol, j’étais capable de comprendre un petit peu de la conversation. Mais comme je ne pratiquais pas régulièrement le français, c’était impossible de l’améliorer.

Début 2018, les deux parents de mon copain étaient un peu malades et j’ai décidé d’améliorer mon français pour être capable de communiquer avec eux en français. En mai 2018, j’ai commencé un cours de français, mais malheureusement, c’était un peu tard dans l’année et le cours était déjà avancé ([ils en avaient déjà fait] plus de la moitié). Mais j’ai essayé, même s’il ne restait pas beaucoup de temps. Bref, cet été-là, je n’arrivais pas à parler français. J’étais complètement bloquée. C’est comme tu dis : la langue est comme le marathon, pas un sprint. Comme tu peux imaginer, j’étais très démotivée.

J’ai découvert ton podcast au début de l’année et j’étais très contente de voir que je pouvais comprendre presque tout. Ça m’a donné la confiance nécessaire pour réessayer. J’espère que cet été, j’arriverai à parler un peu plus avec ma belle-famille.

Merci encore Hugo.

À bientôt.

[00:35:30] Merci beaucoup, Amy, pour ton message. J’ai deux amis qui sont allés à Cape Town récemment. Ils m’ont montré leurs photos, j’ai trouvé ça magnifique. Je pense qu’il y a de très beaux paysages et une belle diversité. J’aimerais bien y aller un jour. Je suis vraiment content de savoir que mon podcast t’a remotivée après cette première expérience. Bon, pour être honnête, c’est souvent comme ça. Quand on apprend une langue, la première fois qu’on est confronté à la vie réelle avec des locuteurs natifs, ça peut nous sembler vraiment difficile parce que, dans les cours, les choses sont simplifiées donc voilà, on a l’impression de comprendre un peu. Mais comme tu le sais, c’est un marathon et ça demande des mois, voire des années, avant d’être vraiment capable d’utiliser la langue dans la vie réelle. Mais il ne faut pas se décourager. Il ne faut pas abandonner. Donc, je suis content que tu aies repris ton apprentissage.

[00:36:23] Tu m’as envoyé ce témoignage il y a quelques mois donc, entre-temps, j’imagine que tu es allée voir ta belle-famille en Suisse. Je suis sûr que c’était plus facile que la première fois. Envoie-moi, un petit message pour me dire comment ça s’est passé. Je suis curieux de le savoir. Et merci encore d’avoir fait cet enregistrement pour moi.

[00:36:52] Voilà, on va terminer cet épisode sur le stoïcisme. J’espère que ça vous a plu. Comme d’habitude, si vous voulez me soutenir, vous pouvez laisser une petite évaluation sur iTunes ou sur Facebook, ça me fera très plaisir. On se retrouve dans trois semaines ou un mois, je sais pas encore. Et en attendant, n’oubliez pas de faire un peu de français tous les jours.

Merci et à bientôt !

 

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Merci !​

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