#87 – 2020 : une drôle d'année

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2020 a été une drôle d’année mais pas une année drôle.

Dans cet épisode, je partage mon bilan personnel et professionnel : les succès, les échecs, le piano, le polonais, la méditation, Zola, le développement d’innerFrench, le recrutement d’Anna.

Et pour finir sur une note optimiste, je vous dis aussi quels sont mes projets pour l’année prochaine.

Bonne année à toutes et à tous, et continuons l’aventure ensemble en 2021 !

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13 réflexions au sujet de “#87 2020 : une drôle d’année”

  1. Salut, Hugo
    Quelle joie de te revoir (ou réécouter en tous cas lol). 2020 c’était une drôle d’année indeed, donc félicitations pour ton réussite au piano, c’est comme ça, petit pas, qu’on avance. J’ai pris la décision, moi aussi, d’apprendre à jouer, mais pour ça a été plutôt un échec total, je peux quand même lire les partitions mais ma technique est assez pauvre, enfin.
    J’ai beaucoup lu pendant cette année (du coup j’ai Zola dans ma liste, mais il me manque du courage).
    Je suis contente de t’annoncer que le podcast est devenu trop facile pour moi lol, mais je continue à l’écouter bien sûr, parce que je tiens à toi. Donc je te souhaite que de bonheur, et beaucoup de succès avec tes projets personnels et professionnels. Bonne année!
    Leila

  2. Oui, cette année était très stressant à cause de la pandémie, mais elle se termine sur une note pleine d’espoir avec la disponibilité du vaccin.

    Quant à moi, j’ai passé plus de temps à m’immerger dans mon apprentissage du français grâce à tes podcasts, tes vidéos et tes cours, aussi bien tes bon conseils.

    Félicitations pour tes réalisations et meilleurs vœux pour tes projets de 2021.

    Bonne année 😁

  3. Merci, Hugo! Thank you to be open and honest. Some time ago I finished your 1-st course. And I started to listen to your podcasts. From beginning. But sometimes I am curiouse to know most fresh news from you.
    And – yes. I had questions – how can you answer on all e-mail. Undersood ))
    So… I am glad that you have your business and good style of life. And you don`t need to answer. Just hope, that you read it (it is my way to support) ))
    Nata (Annecy, France – Odessa, Ukraine)

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#87 2020 : une drôle d’année

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Salut à toutes et à tous, bienvenue ! Je suis ravi de vous retrouver pour ce dernier épisode de l’année. Ça y est, on va enfin pouvoir dire au revoir à 2020.

[00:00:22] Peut-être que vous trouvez le titre de cet épisode un peu surprenant : une drôle d’année. En fait, en français, vous savez que normalement, les adjectifs se placent après les noms, mais certains adjectifs peuvent se placer soit après le nom, soit avant et ce qui est intéressant, c’est que leur sens change en fonction de leur position. Par exemple, avec l’adjectif «drôle», normalement, quand on dit que quelque chose est drôle, ça veut dire que c’est amusant. Par exemple, une histoire drôle, c’est une histoire amusante. Ça, c’est le sens propre de l’adjectif drôle, le sens premier. Mais quand on place cet adjectif avant le nom, à ce moment-là, ça veut dire «bizarre», «étrange». Par exemple, une drôle d’histoire, c’est une histoire bizarre. Donc, quand on place cet adjectif avant le nom, il a un sens plutôt figuré.

[00:01:20] Un autre exemple qu’on utilise souvent pour illustrer ça, c’est avec l’adjectif «grand». Un homme grand ici, ça fait référence à la taille de cet homme, c’est comme l’adjectif «tall» en anglais, un homme grand. Mais un «grand homme», quand on le place avant, ça veut dire un homme qui a fait des grandes choses, un homme accompli. Et là, c’est plutôt le sens de l’adjectif «great» en anglais.

[00:01:46] Alors évidemment, je voulais pas dire que 2020 a été une année amusante parce qu’elle ne l’a pas été. Au contraire, ça a été une année plutôt étrange (à défaut d’utiliser d’autres adjectifs un peu moins… polis).

[00:02:02] Bref, comme 2020 touche à sa fin, comme 2020 se termine, on va en profiter pour faire le bilan. Vous savez que c’est un exercice que j’aime bien faire. Je l’avais fait en 2017 et en 2018. À la fin de l’année, je réfléchis à ce qui s’est bien passé, ce qui s’est moins bien passé, quelles sont mes bonnes résolutions pour l’année prochaine, les projets que j’aimerais mener. Je ne l’avais pas fait l’année dernière, en 2019, parce que j’étais en plein lancement de mon deuxième cours. C’était au moment où je lançais Raconte ton histoire, donc voilà, je n’avais pas eu le temps. Mais cette année, on va essayer de reprendre nos bonnes habitudes, justement parce que pour moi, en 2020, il y a plein de choses qui ne se sont pas passées comme je l’aurais aimé ou en tout cas, comme je l’avais prévu. Alors, je pense que c’est une bonne occasion de réfléchir à tout ça et de partager avec vous quels sont mes projets pour l’année prochaine, pour 2021.

[00:03:03] Pour préparer cet épisode, j’ai jeté un œil aux transcriptions de mes bilans 2017 et 2018, et c’est drôle parce que je ne me suis pas reconnu. C’est comme quand vous voyez une vieille photo de vous; parfois, vous avez du mal à vous reconnaître. Vous avez tellement changé physiquement que vous avez l’impression que sur cette photo, c’est une autre personne, ce n’est pas vous. Et moi, en écoutant ces anciens épisodes de 2017 et 2018, j’ai eu un peu la même impression. À l’époque, je vous parlais beaucoup de productivité, de sortir de sa zone de confort, de comment mener vos projets à bien… Et moi, cette année, j’ai eu beaucoup de mal à suivre tous ces conseils. En fait, j’étais à l’opposé total de ce genre de conseils. Cette année, je n’ai pas été productif du tout.

[00:04:00] Alors, je ne sais pas si 2020, c’est l’année de la maturité pour moi, mais en tout cas, c’est l’année de l’humilité. J’ai appris à être un peu plus humble et que même avec les meilleures intentions du monde, même en faisant des projets et en appliquant les meilleures méthodes de productivité, les choses ne se passent pas toujours comme on le souhaiterait.

[00:04:22] Du coup, dans cet épisode, mon objectif ce n’est pas de vous dire comment vivre votre vie, comment prendre des bonnes résolutions, mais simplement de partager avec vous mes expériences, aussi bien les réussites que les échecs. Et j’espère que ça va vous permettre d’éviter peut-être certaines erreurs ou en tout cas vous divertir pendant une trentaine de minutes.

[00:04:50] J’ai toujours quelques doutes quand je fais ce genre d’épisodes un peu plus personnels parce que je me dis que ma vie n’est pas si intéressante que ça. Mais d’un autre côté, quand moi, j’écoute des podcasteurs ou que je regarde des YouTubeurs, je sais que j’aime bien savoir ce qu’ils font quand ils ne sont pas face à une caméra ou un micro. Je suis un peu curieux et c’est bien normal d’avoir cette curiosité. Donc je me dis que c’est peut être la même chose pour vous. D’ailleurs, vous m’envoyez souvent des questions par email. Donc voilà, je ne sais pas si ça va intéresser tout le monde, mais j’espère que ça va intéresser certains d’entre vous.

[00:05:29] Pour moi, c’est un peu particulier parce que j’ai un public assez large, dans le sens où il y a des personnes de tous les pays du monde qui écoutent ce podcast et vous n’avez pas le même âge. Donc quand je donne des conseils, ça peut sembler utile pour les plus jeunes, les étudiants ou même ceux qui sont encore au lycée, à l’école. Peut-être que vous, vous me voyez un peu comme un vieux même si moi, dans ma tête, j’ai toujours l’impression d’être jeune et d’avoir 20 ans. Au contraire, je sais qu’il y a aussi beaucoup de personnes âgées qui m’écoutent, des gens qui sont à la retraite, par exemple et j’imagine que quand vous entendez certaines de mes réflexions, vous vous dites : «Ah mais quelle naïveté ! Il a vraiment besoin de vivre encore un peu pour apprendre plus de choses et ne plus dire… ne plus faire de déclarations aussi naïves.» D’ailleurs, moi même, je pense ça quand je lis ou que j’entends des choses que je disais il y a quelques années, comme avec cette histoire de développement personnel.

[00:06:34] Bref, j’essaye toujours de trouver le juste milieu pour vous raconter des choses qui puissent être utiles au plus grand nombre. En tout cas, ces épisodes, je sais qu’ils me sont utiles parce que ça me permet de faire un peu mon auto thérapie, de raconter ce que j’ai dans la tête et parfois, ça me permet de prendre du recul, de relativiser.

[00:06:59] Il y a une podcasteuse polonaise dont le podcast s’appelle Tu Okuniewska, qui fait ça depuis quelques années. Elle a un podcast dans lequel elle raconte chaque semaine ce qui lui est arrivé, elle partage ses réflexions et moi, je trouve ça vraiment intéressant. D’ailleurs, c’est son thérapeute qui lui a conseillé de commencer un podcast pour le faire. Donc voilà, moi, malheureusement, je suis pas aussi intéressant et divertissant qu’Okuniewska, mais j’espère que vous allez quand même trouver deux ou trois trucs utiles dans cet épisode.

[00:07:36] Pour commencer, je vais faire mon bilan personnel. Je vais vous parler de ce qui s’est passé dans ma vie cette année. Et puis, dans un deuxième temps, on parlera plutôt du côté professionnel, de l’entreprise innerFrench et des projets pour 2021.

[00:08:00] Cette année, j’ai réalisé un rêve d’enfant. Enfin, je l’ai pas encore réalisé, mais on peut dire que j’ai lancé le processus. Ce rêve, c’est d’apprendre à jouer du piano.

[00:08:13] Alors, ça faisait longtemps que j’y pensais, mais je me disais toujours : «non, c’est trop tard, si on commence pas à apprendre à jouer d’un instrument quand on est enfant, ensuite, à l’âge adulte, c’est beaucoup trop difficile.» Et je me suis rendu compte que c’étaient un peu les mêmes excuses que les gens utilisent pour ne pas apprendre une langue. Souvent, les gens disent que si on n’apprend pas une langue quand on est enfant, ensuite, c’est trop tard et qu’on ne sera jamais capable de la parler couramment. Mais en y réfléchissant un peu plus, je me suis dit : «ok, quand je serai vraiment très vieux, est-ce que je regretterai de n’avoir jamais appris à jouer du piano ? Est-ce que ça fera partie des grands regrets de ma vie ?» Et la réponse était évidente pour moi, c’était «oui.» Donc je me suis dit : «il faut que j’essaye.» Même si je ne serai jamais un Frédéric Chopin, je pense qu’en m’y mettant sérieusement, en ayant une bonne méthode et en étant régulier, à un moment, je serai capable de jouer quelques morceaux.

[00:09:23] Bref, en février, j’ai sauté le pas et j’ai acheté un piano. «Sauter le pas», c’est une expression pour dire «se lancer dans un projet qui nous fait peur, quelque chose qui nous semble difficile.» Voilà, «sauter le pas». Moi, j’ai sauté le pas : j’ai acheté un piano. Ensuite, j’ai commencé par regarder quelques vidéos sur YouTube pour essayer d’apprendre un peu les bases, comment faire les gammes par exemple, comment jouer les gammes. Mais rapidement, c’est devenu un peu limité parce que je passais plus de temps à chercher des vidéos qu’à jouer. Alors, pour être plus structuré j’ai téléchargé une application qui s’appelle Flowkey. C’est une très bonne application parce que grâce à ça, vous pouvez apprendre très rapidement à jouer quelques morceaux.

[00:10:18] Mais là encore, après quelques semaines, je me suis rendu compte que je n’avais aucune technique, que je n’étais pas capable de lire une partition. Simplement, avec cette application, je pouvais choisir un morceau et voir une vidéo avec les doigtés de quelqu’un qui jouait le morceau et voir les doigts de cette personne sur les touches du piano, et d’imiter cette personne. Donc voilà, j’étais plutôt un singe savant qui imitait quelqu’un qui jouait du piano, mais j’avais pas de technique et j’étais pas capable de lire une partition.

[00:10:55] Donc là, j’ai décidé de changer un peu de stratégie et de travailler avec une prof. Donc, j’ai trouvé une prof à Varsovie qui est japonaise, qui s’appelle Kanako, qui est vraiment très, très talentueuse et surtout très patiente. Ça, c’est une qualité essentielle pour un professeur, la patience. Et j’ai commencé à prendre des cours avec elle. Malheureusement, avec le covid, on a dû interrompre nos cours pendant plusieurs semaines. Donc voilà, je n’ai pas eu des progrès très réguliers. Mais quand même, là, l’année se termine et aujourd’hui, je suis capable de lire une partition, enfin une partition assez simple… Ah oui, je n’ai pas expliqué, mais «une partition» en musique, c’est un document avec les notes que vous devez jouer pour jouer une chanson, une partition. Aujourd’hui, après seulement une dizaine de mois, je suis déjà capable de lire une partition basique et de jouer quelques morceaux très simples. Bon, bien sûr, je vais pas faire de concertos, mais c’est quelque chose qui me donne énormément de plaisir.

[00:12:05] Alors, le conseil, c’est : «allez-y, réalisez vos rêves !» Non, je plaisante. Ça aussi, c’est un conseil un peu bateau. Mais simplement, de temps en temps, je pense que ça vaut la peine de se demander si on va regretter de ne pas avoir fait quelque chose. Ça, ça peut être une bonne source de motivation : essayer de se projeter dans le futur et se dire : «est-ce que dans 10, 20 ou 30 ans, je vais regretter de ne pas avoir commencé ce projet ?»

[00:12:34] Alors, malgré le covid, le piano, ça a été plutôt une réussite, je dirais, cette année. Par contre, le polonais, ça, ça a été mon gros échec. Vous savez que j’apprends le polonais comme j’habite en Pologne. Et cette année, j’ai été vraiment très irrégulier. Je pense que c’est lié au fait que j’ai atteint un plateau. Je vous parle souvent du plateau intermédiaire, mais moi aussi, j’en suis parfois victime et je suis un peu coincé à ce niveau intermédiaire-avancé, je dirais. Je suis capable de comprendre ce qu’on me dit, d’écouter des podcasts en polonais, de communiquer. Mais c’est loin d’être parfait et j’aimerais bien pouvoir parler avec un vocabulaire un peu plus riche, être encore plus à l’aise quand je discute.

[00:13:23] Malheureusement, cette année, voilà, la régularité n’était pas au rendez-vous. Le polonais, ce n’était pas vraiment ma priorité. Donc j’ai seulement écouté des podcasts de temps en temps, j’ai pris quelques cours de conversation sur Italki, mais j’ai pas vraiment fait de progrès. Je dirais plutôt que mon objectif, c’était un peu de maintenir mon niveau.

[00:13:44] Je sais que vous me posez souvent des questions, d’ailleurs, sur mon apprentissage du polonais et je pense y consacrer un épisode l’année prochaine. Donc voilà, je vous ferai un épisode pour vous dire un peu comment j’apprends le polonais, quelles sont mes difficultés, quelle a été mon évolution, combien de temps ça m’a pris, etc., etc.

[00:14:07] Cette année, pour me changer les idées, j’ai aussi décidé de lire un peu moins d’essais et plus de littérature, autrement dit de la fiction. En français, on n’utilise pas trop cette distinction «fiction» et «non-fiction». D’ailleurs, on ne dit pas ça, «non-fiction». On parle plutôt de «littérature» et d’«essais» : des essais de philosophie, d’économie, etc. Ces dernières années, j’avais tendance à plutôt lire des essais parce que je me disais qu’il fallait que j’utilise ce temps de lecture pour me développer, pour apprendre de nouvelles choses. Mais là, en 2020, avec le covid, j’avais plutôt besoin de me changer les idées, de m’évader, donc, j’ai recommencé à lire plutôt de la littérature.

[00:14:55] C’est quelque chose que je faisais, d’ailleurs, quand j’étais plus jeune. Je suis un grand fan de littérature du 19ème siècle, aussi bien Victor Hugo que Flaubert, mais aussi Dostoïevski, Oscar Wilde, etc. Et cette année, l’auteur, qui m’a vraiment aidé à me changer les idées, c’est Émile Zola. Évidemment, j’avais déjà lu des romans de Zola à l’école, parce que c’est obligatoire en France (au collège, il me semble). Mais à cette époque, ça ne m’avait pas vraiment convaincu. Je me souvenais surtout des longues descriptions, je trouvais que les sujets n’étaient pas super intéressants. Et maintenant, en relisant Zola à l’âge adulte, j’ai découvert des choses complètement différentes. Et vraiment, cette année, j’ai adoré lire les livres d’Émile Zola, en particulier Nana, par exemple, qui est génial, mais aussi L’Assommoir, Au bonheur des dames.

[00:16:00] Ce qui est génial dans les romans de Zola, c’est qu’il décrit vraiment la France du 19ème siècle, de la seconde moitié du 19ème siècle, avec une analyse sociologique, mais aussi avec le contexte politique. Et les personnages qu’il invente sont très réalistes, mais en même temps, il y a toujours une touche d’humour. Donc c’est vraiment un auteur que j’adore aujourd’hui et comme il était très prolifique, j’ai pas encore lu tous ses romans, il m’en reste pour l’année prochaine. Je vais continuer de les dévorer avec grand plaisir.

[00:16:37] Malheureusement, c’est pas un auteur que je vous recommande à vous qui apprenez le français parce que dans ses romans, il y a de longues descriptions avec du vocabulaire qui n’est pas forcément très utile à l’époque actuelle. Le style de vie a changé, les objets qu’on utilise ont beaucoup changé. La langue a évolué, elle aussi. Les Français ne parlent pas de la même façon maintenant que dans les romans d’Émile Zola. C’est pareil pour l’anglais, les gens ne parlent pas comme dans les romans de Mark Twain. Je sais qu’il existe des versions simplifiées des romans classiques français et j’imagine qu’il y en a aussi pour Flaubert [correction : Zola]. Mais à mon avis, si vous voulez vraiment lire des romans, c’est plus intéressant de lire des choses contemporaines parce que ces versions simplifiées des classiques, elles restituent l’histoire, mais elles dénaturent un peu le style et elles ne restituent pas forcément tous les éléments qui faisaient la qualité d’une œuvre.

[00:17:43] En plus du piano et d’Émile Zola, ce qui a sauvé ma santé mentale cette année, c’est la méditation. Ça fait un certain temps que je vous parle de méditation. Je vous ai dit aussi que j’utilise une application qui s’appelle Waking Up. J’ai continué de l’utiliser cette année. Je vous avoue que ça a été difficile certains jours de m’asseoir pour méditer parce que j’avais pas la tête à ça. «Ne pas avoir la tête à quelque chose», ça veut dire que vous n’avez pas envie de faire quelque chose, vous n’êtes pas dans le bon état d’esprit pour faire quelque chose. Cette année, avec tout ce qui se passait autour de nous, ça pouvait sembler difficile et un peu absurde de simplement s’asseoir pour méditer. Au contraire, on avait envie d’agir, de faire quelque chose. Mais la méditation, ça m’a vraiment permis de prendre du recul, de ne pas trop m’engager dans des émotions négatives, par exemple, et d’avoir un peu de distance par rapport aux histoires que mon cerveau produisait.

[00:18:53] Ça fait environ deux ans, il me semble, que j’ai commencé la méditation et j’ai encore l’impression d’être au tout début du chemin. J’ai encore beaucoup de chemin à parcourir. Mais comme pour le piano, j’apprécie le processus, la pratique. Donc c’est quelque chose que je fais avec plaisir et j’espère continuer à le faire jusqu’à la fin de mes jours.

[00:19:16] Cette année, j’ai aussi pris une décision qui peut sembler assez étrange compte tenu du contexte actuel : j’ai décidé d’acheter un appartement avec ma copine à Varsovie. Alors ça peut sembler étrange parce qu’une pandémie mondiale, c’est peut-être pas le meilleur moment pour acheter un appartement. Mais on a ressenti ce besoin d’avoir «notre chez nous», comme on dit, d’avoir notre propre logement qui nous appartient. On avait envie de se sentir chez nous. Et comme on sait qu’on va rester encore quelques années en Pologne, malgré le climat politique actuel qui est plutôt décourageant, on s’est dit que ça serait une bonne idée d’acheter un appartement. En plus Varsovie, c’est une ville qui est très dynamique, qui se développe rapidement, donc je pense que c’est un bon investissement et que si on veut vendre cet appartement d’ici quelques années, par exemple pour rentrer en France, ça ne sera pas trop difficile.

[00:20:21] Donc on a acheté cet appartement fin octobre, et un mois plus tard, on a déménagé… à Cracovie. Donc oui, ça, ça peut sembler encore plus bizarre. Je vous ai dit qu’on a acheté un appartement à Varsovie et que là, on vient de déménager à Cracovie. Donc vous pensez peut-être que je perds la tête, mais non ! En fait, l’histoire, c’est que ma copine a trouvé un nouveau travail qu’elle doit commencer à Cracovie, et l’appartement qu’on a acheté a besoin d’être rénové. Donc on va vivre à Cracovie quelques mois, le temps que l’appartement soit rénové et ensuite on va rentrer à Varsovie. D’ailleurs, si vous avez regardé la dernière vidéo sur la chaîne YouTube, vous avez déjà vu à quoi ressemble un peu l’appartement qu’on loue à Cracovie. Vous avez vu mon nouveau décor pour les vidéos et maintenant vous savez pourquoi.

[00:21:17] C’est cool parce que Cracovie, c’est une très belle ville. Contrairement à Varsovie, elle n’a pas été complètement détruite pendant la Seconde Guerre mondiale. Il y a beaucoup de bâtiments magnifiques. Là, avec le covid, c’est un peu compliqué de faire des vlogs, mais j’espère que quand les mesures de confinement seront levées, j’aurai l’occasion de sortir pour vous faire visiter un peu la ville, faire quelques vidéos à Cracovie, et voilà, partager toutes ces images avec vous.

[00:21:56] Maintenant, on va passer à mon bilan professionnel de 2020. J’ai commencé 2020 sur les rotules. Ça, c’est une expression «être sur les rotules» ou «finir sur les rotules». La rotule, c’est un os qui se trouve dans le genou, le genou, c’est cette articulation, pardon, au milieu de la jambe. Et quand on dit qu’on est sur les rotules, ça veut dire qu’on est très fatigué. En général, c’est plutôt une fatigue physique, mais on peut aussi l’utiliser, par extension pour dire qu’on est fatigué mentalement.

[00:22:32] Moi, j’étais sur les rotules en commençant 2020 parce qu’en décembre 2019, j’ai fini mon cours Raconte ton histoire que j’ai mis en vente. Il y a eu beaucoup d’inscriptions donc ensuite il fallait que j’accompagne tous ces élèves, que je réponde à leurs questions. Il y avait plusieurs centaines d’élèves à gérer. A côté de ça, j’avais aussi toujours mon premier cours Build a Strong Core, avec là aussi des élèves à aider, le podcast, la chaîne YouTube. Donc, ça a commencé à faire beaucoup.

[00:23:10] Et on peut dire que 2020, pour moi, c’est l’année de la rançon de la gloire. Ça, c’est une autre bonne expression, «la rançon de la gloire». «Une rançon», c’est un prix à payer pour quelque chose. Donc «la rançon de la gloire», c’est le prix que vous devez payer pour la gloire, pour la célébrité. On dit aussi souvent «le revers de la médaille». Alors évidemment, je plaisante, j’exagère un peu. Je suis très content de payer cette rançon.

[00:23:41] J’ai la chance d’avoir trouvé un public, de vous avoir trouvé avec innerFrench. Et cette année, avec le covid, vous avez été encore plus nombreux à me découvrir. Je sais que vous m’avez envoyé des emails pour me dire que vous aviez découvert la chaîne ou le podcast pendant le confinement. Ce qui fait que cette année, j’ai reçu encore plus d’emails et de commentaires que les années précédentes. Donc, j’ai commencé à ressentir de la culpabilité. Bon, c’est pas quelque chose de nouveau, ce sentiment de culpabilité… Mais je me sens coupable parce que je trouve ça malpoli de ne pas pouvoir répondre à tous vos emails et tous vos commentaires. J’ai un peu l’impression de vous laisser tomber. J’ai l’impression de ne pas pouvoir vous aider. De temps en temps, quand cette culpabilité est trop forte, je commence à essayer de répondre à tous les emails que j’ai reçus dans les dernières semaines. Et puis, au bout d’une heure ou deux, je me rends compte que j’ai seulement répondu à une petite dizaine ou une vingtaine d’emails et que si je devais répondre à tout le monde, eh bien je n’aurais plus le temps de faire quoi que ce soit d’autre. Je n’aurais plus le temps de faire le podcast ni des vidéos sur la chaîne YouTube, donc je me sens coupable.

[00:25:01] Je sais que ce n’est pas une question de vie ou de mort, que souvent vous m’écrivez juste pour me remercier ou pour me demander un petit conseil. Je sais aussi que s’il n’y a pas de nouvelles vidéos ou de nouveaux podcasts, vous n’allez pas mourir non plus, que vous avez toutes et tous des choses beaucoup plus importantes à faire dans la vie que d’écouter innerFrench. Mais moi, j’y pense un peu toute la journée, j’ai toujours ça dans le fond de ma tête. J’aimerais bien pouvoir vous répondre à toutes et à tous. Mais voilà, malheureusement, ce n’est pas possible. Heureusement, j’ai de la chance parce que vous êtes très patients et compréhensifs. Parfois, vous m’écrivez même en me disant que je ne suis pas obligé de répondre à votre email, donc c’est très gentil. Et si je ne vous ai pas répondu, si je n’ai pas répondu à votre email et que vous écoutez ce podcast, sachez que je suis désolé mais voilà, c’est devenu physiquement impossible de répondre à tout le monde.

[00:26:00] À côté de ça, il y a aussi les élèves qui ont acheté mes cours, donc des personnes qui ont vraiment payé pour recevoir mon aide. Là aussi, je vous ai dit qu’il y a de plus en plus d’étudiants dans mes cours. Donc, ça représente une charge de travail de plus en plus importante pour les aider dans les exercices, répondre à leurs questions, à leurs doutes, les encourager, etc.

[00:26:28] Bref, cette année, j’ai vraiment eu ce dilemme entre aider les personnes qui me contactent directement et qui ont besoin de moi, ou alors continuer à créer du contenu qui peut bénéficier au plus grand nombre. Et ça peut vous sembler un peu étrange parce que je vous dis que j’ai décidé de ne plus répondre à tous les emails mais d’un autre côté, il n’y a pas eu beaucoup de nouveaux contenus sur innerFrench cette année.

[00:26:56] En fait, ça, c’est la deuxième rançon de la gloire, on pourrait dire. Parce que comme je sais que vous êtes de plus en plus nombreux à écouter le podcast ou à regarder les vidéos, eh bien, j’ai une sorte de pression. La pression augmente parce que j’ai envie de vous proposer les meilleurs contenus possibles. Donc, quand je prépare une vidéo ou un épisode du podcast, je fais beaucoup de recherches, j’essaye vraiment de me préparer au maximum. Et ça, c’est aussi parce que j’ai un côté un peu perfectionniste. Mais en fait, ce désir de perfection est devenu une excuse pour procrastiner. Je me dis que quelque chose n’est pas assez parfait pour être publié donc, au lieu de le publier quand même, j’arrête en cours de route, je me décourage, je procrastine et je ne publie rien. Vous ne pouvez pas savoir le nombre d’épisodes à moitié préparés ou à moitié écrits que j’ai sur mon ordinateur. Il y en a vraiment pas mal et ça, c’est vraiment un problème qui est apparu cette année : la pression, ce désir de perfection qui me conduisent à procrastiner.

[00:28:19] Et puis, je pense que le covid a aussi eu quelques effets à ce niveau-là. Par exemple, avec le covid, j’ai vraiment développé ma capacité de déconcentration, pas ma capacité de concentration, mais de déconcentration. J’avais vraiment du mal, cette année, à me concentrer sur quelque chose pendant plus d’une heure. Très souvent, j’arrêtais pour aller lire un article, pour regarder un peu l’évolution du nombre de cas, etc., lire comment les recherches avançaient concernant le vaccin. Bref, j’avais du mal à me concentrer pour préparer une vidéo ou un épisode du podcast. Là encore, je n’avais pas vraiment la tête à ça.

[00:29:02] Et tout ça, c’est devenu évidemment un cercle vicieux. Moins je faisais de vidéos, d’épisodes pour le podcast, plus ça devenait difficile, plus j’avais de doutes, de questions existentielles sur ce que j’étais en train d’essayer de faire. En plus, je recevais quelques emails de personnes qui s’inquiétaient parce qu’elles voyaient qu’il n’y avait pas de nouvel épisode du podcast. Donc ces gens se demandaient si j’étais tombé malade, ils voulaient savoir comment ça allait, etc. Et c’était plutôt… ça partait d’une bonne intention, évidemment, mais moi, ça m’ajoutait encore une forme de pression. Donc voilà, c’est pour ça que cette année, ça a été un peu difficile de faire de nouveaux podcasts, de nouvelles vidéos.

[00:29:54] Si je vous raconte tout ça, ce n’est pas pour que vous pensiez : «oh là là, le pauvre Hugo, il a trop de travail, il faut arrêter de lui envoyer des emails !» C’est vrai que je dois beaucoup me plaindre dans les podcasts sans m’en rendre compte, parce que souvent, quand vous m’écrivez, vous me dites que vous savez que j’ai beaucoup de travail, etc. alors que moi, j’ai l’impression d’essayer de vous cacher ces choses-là pour ne pas vous inquiéter. Mais a priori, vous le savez quand même donc je pense qu’inconsciemment, j’ai tendance à beaucoup vous parler de mes problèmes, mes questions existentielles et à me plaindre. Ça, c’est aussi mon côté français parce que se plaindre, c’est un peu le sport national en France. Les Polonais aussi aiment beaucoup se plaindre donc voilà, c’est un peu la double dose. Et dans cet épisode, je suis encore en train de le faire, mais de manière un peu plus consciente.

[00:30:49] Je sais que parmi vous, il y en a qui travaillent sûrement dix fois, cent fois plus que moi et qui ont des professions beaucoup plus difficiles, beaucoup plus exigeantes que la mienne. Je pense que si je me plains beaucoup, c’est parce que j’étais pas vraiment préparé à avoir une entreprise. C’est un peu paradoxal parce que, comme vous le savez, j’ai fait des études dans une école de commerce. À la base, je suis pas prof de français, j’ai été plutôt formé pour devenir manager dans une entreprise.

[00:31:24] Mais au fur et à mesure qu’innerFrench se développait, je me suis retrouvé à jouer de moins en moins le rôle de professeur et de plus en plus celui de chef d’entreprise. J’ai eu de plus en plus de formalités à régler, des choses administratives pour la comptabilité, pour le marketing, le côté technique aussi, avec la gestion du site Internet, du podcast, etc. Et toutes ces formalités ont commencé à prendre de plus en plus de temps au détriment du temps que je pouvais passer sur les choses que j’aime vraiment faire, à savoir la création de podcasts, de vidéos, et vraiment l’enseignement pur. Au bout d’un moment, la liste de choses à faire la liste de formalités est devenue tellement longue que j’étais un peu découragé et ça aussi, évidemment, ça a favorisé la procrastination.

[00:32:19] Maintenant que je vous raconte tout ça à voix haute, je me rends compte que la solution était évidente depuis le début. La solution, c’était de recruter quelqu’un. Évidemment, j’y avais pensé, mais j’avais pas mal de réticences. InnerFrench, c’est mon bébé, je l’ai créé tout seul et j’étais fier, justement, de gérer toutes ces choses moi-même, de gérer le podcast, la chaîne YouTube, le site Internet, les cours, etc. Et je me considérais un peu comme un homme orchestre, je n’avais pas envie de partager ces responsabilités avec quelqu’un.

[00:32:57] L’été dernier, je me suis rendu compte que la charge de travail était vraiment trop importante et qu’il fallait absolument que je recrute quelqu’un. Je m’en suis rendu compte parce que j’ai vu que je ne pouvais pas partir en vacances sans mon ordinateur. J’avais tellement d’obligations, de choses à faire pour que l’entreprise continue de fonctionner que c’était devenu impossible pour moi de partir en vacances sans pouvoir répondre aux emails, etc.

[00:33:27] Le problème, c’est que j’avais déjà tellement de travail que je n’avais pas le temps, justement, de recruter quelqu’un. Ça, c’est le scénario typique du serpent qui se mord la queue. Le serpent, vous savez, c’est ce reptile. «Un serpent qui se mord la queue», c’est une expression pour décrire un cercle vicieux. Donc, moi, c’était le serpent qui se mord la queue parce que j’avais besoin de recruter quelqu’un pour me libérer du temps, mais je n’avais pas le temps de recruter cette personne.

[00:34:01] À côté de ça, j’avais aussi beaucoup de doutes concernant le recrutement : comment trouver la bonne personne ? Comment former la bonne personne ? La responsabilité que ça représentait : si l’entreprise n’a pas assez d’activité, comment je serai capable de continuer de payer cette personne ? Bref, j’avais beaucoup de doutes et de blocages et j’ai attendu d’être dos au mur pour prendre la décision de recruter quelqu’un. C’est vraiment l’été dernier que je me suis rendu à l’évidence et j’ai accepté que j’avais besoin d’aide, qu’il fallait que je recrute du renfort.

[00:34:39] Ce recrutement, il m’a occupé pendant une bonne partie de l’été. J’ai lancé tout un processus avec plusieurs étapes et j’ai reçu plus de 250 candidatures, des candidatures qu’il a fallu que j’étudie attentivement. Je pensais recruter un ou une Française, mais finalement, j’ai recruté une Polonaise, Anna, parce que pendant l’entretien, elle a fait une très bonne impression. Elle parle parfaitement français et en plus d’avoir de l’expérience en tant que professeur, elle a aussi travaillé avec différentes entreprises françaises. Elle a travaillé pendant quelques mois au service clients d’une autre entreprise, une entreprise américaine, Airbnb. Donc je savais qu’elle avait aussi une expertise un peu plus technique et ce sens du service client qui est pour moi très important.

[00:35:36] Anna a commencé à travailler pour innerFrench en septembre et elle fait du super boulot. C’est vraiment un plaisir de travailler avec elle. Elle m’a aidé à mettre à jour notre cours intermédiaire Build a Strong Core. Elle aide beaucoup les élèves de ce cours, elle répond à leurs questions, elle prépare des exercices. Et si vous m’avez envoyé un email depuis septembre, vous avez peut-être reçu une réponse d’Anna. Par exemple, si vous avez des problèmes avec vos mots de passe, etc. en général, maintenant, c’est Anna qui s’occupe de répondre à ces emails.

[00:36:17] Donc voilà ça, ça a été une étape importante dans le développement de l’entreprise. J’ai beaucoup de chance parce qu’innerFrench continue de se développer dans un contexte économique qui est très difficile pour beaucoup d’entreprises. Donc, là aussi, comme à chaque épisode, je touche du bois. Le podcast, aujourd’hui, a été téléchargé plus de 6 millions de fois, dont quasiment 4 millions cette année. C’est énorme. Je suis extrêmement chanceux : je fais un métier que j’adore, ça peut aider des milliers de personnes, vous m’envoyez des emails pour me remercier, etc. Et en plus, cerise sur le gâteau, je gagne assez d’argent pour bien en vivre. Donc voilà, je suis vraiment privilégié, j’ai conscience de ça, donc ça m’aide à relativiser un peu tous les problèmes techniques et administratifs qui me prennent la tête au quotidien.

[00:37:15] Pour finir cet épisode, je vais vous parler un peu des projets pour 2021. L’objectif numéro un, c’est la régularité. La régularité, ça va être mon maître-mot pour l’année prochaine. Je me suis rendu compte que pour pouvoir être régulier, j’ai besoin de mettre en place un système au lieu d’attendre simplement d’être motivé. Et ça, c’est quelque chose qui vaut pour les langues aussi. C’est un peu la même chose que quand je vous parlais de créer une habitude. Vous ne pouvez pas être seulement dépendants de votre motivation parce qu’il y a toujours des bons et des mauvais jours. Et malheureusement, s’il y a trop de mauvais jours, ça devient un cercle vicieux. Donc moi, mon objectif, c’est de mettre en place un système pour être plus régulier dans la publication de vidéos, de podcasts et ça, ça va impliquer de continuer d’agrandir l’équipe. Donc je pense recruter encore une ou deux personnes l’année prochaine pour m’aider dans la préparation de contenus. (par exemple pour monter les vidéos, pour préparer certains sujets, faire les recherches, etc.). Ça va être un peu la priorité l’année prochaine.

[00:38:36] Il y a quelques mois, je vous avais envoyé un sondage pour vous demander ce que vous attendiez du podcast, quelles améliorations vous aimeriez voir, etc. Et une des conclusions de ce sondage, c’était que vous voudriez plus de diversité. Ça tombe bien parce que je suis d’accord avec vous. Je pense qu’il faut plus de diversité dans ce podcast. Donc normalement, l’année prochaine, il va y avoir plus d’interviews. Ça sera pas seulement moi qui traiterai des sujets, mais je vais essayer de faire davantage d’interviews pour que vous entendiez d’autres personnes parler avec un autre style, un autre vocabulaire, etc.

[00:39:16] Le grand problème avec les interviews, c’est la qualité du son (comme vous l’avez vu, par exemple dans les interviews que j’avais faites avec mon amie Laure ou avec mon amie Fanny). Comme je n’habite pas en France et comme en ce moment, il y a toutes les mesures liées au covid, on est obligé de faire ces interviews par Internet. Donc voilà, la qualité est pas toujours géniale. Et ça, quand c’est pour un podcast dans une langue étrangère, je sais que ça peut être assez problématique. Donc je vais essayer de réfléchir à ça pour trouver une solution convenable.

[00:39:54] J’ai aussi pour projet de faire un nouveau cours, un cours qui s’adressera plutôt aux débutants parce que je reçois beaucoup d’emails de personnes qui comprennent un petit peu le podcast, mais qui auraient besoin d’un cours un peu moins avancé pour couvrir les bases. On va essayer de travailler sur ça avec Anna l’année prochaine et si tout se passe bien, bon c’est peut-être un peu trop ambitieux, mais j’aimerais bien aussi faire un autre cours, plus avancé cette fois, un cours qui sera la suite de Raconte ton histoire.

[00:40:27] Voilà, maintenant, vous savez quels sont les projets pour 2021. Si vous avez envie de continuer d’apprendre le français avec moi, normalement, vous pourrez me voir et m’entendre un peu plus souvent que cette année. On va pouvoir enfin tourner la page de 2020 et passer à autre chose.

[00:40:48] Pour conclure cet épisode, je vous souhaite à toutes et à tous d’excellentes fêtes de fin d’année en espérant que vous puissiez les passer en famille. Et je vous donne rendez-vous en 2021 pour continuer ensemble notre aventure avec le français.

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Merci !

49 réflexions au sujet de “#87 2020 : une drôle d’année”

  1. Merci. Sachez que vous êtes utile, par exemple pour un malentendant – appareillé – comme moi qui essaie de comprendre sans lecture labiale… votre podcast qu’on peut arrêter, repasser, est d’un secours incroyable.

    Bonne chance avec votre nouvelle équipe et n’oubliez surtout pas que la MOITIE du travail d’un chef d’entreprise est BIEN le choix des collaborateurs !

    Bonne année 2021 !

  2. Bonjour Hugo, merci beaucoup pour ce nouveau podcast intéressant où vous vous montrez être une bonne personne et un bon professionnel et très transparent. Vous ne devriez pas vous inquiéter de votre discontinuité parce que vous avez donné de façon désintéressée beaucoup plus que ce que vous avez reçu. Vous avez un défi important devant vous, car la technologie avance très vite et la digitalisation de votre entreprise devrait être un autre défi que vous ne mentionnez pas, mais vous y parviendrez sûrement. Vos podcasts sont très bons et très longs, vous pourriez réduire leur taille pour faciliter votre travail ou allonger les délais de leur publication mais, j’insiste, ne vous inquiétez pas trop. Je vous souhaite une année 2021 prospère et j’espère reconnaître votre travail par une contribution économique. COURAGE¡¡

  3. Merci beaucoup, Hugo, pas que pour tout le travail que tu fais pour nous, mais aussi merci pour la façon de le faire. Je t’ai trouvé toujours ‘humble’ dès que les premiers podcast et vidéos. Tu as une côté humain, honnête qui me touche et m’inspire et qui – j’en suis sûr – inspire beaucoup de gens. C’est beau de pouvoir suivre ton processus, pendant que nous, on fait le notre en français. Moi aussi, je suis extrêmement chanceux d’avoir trouvé InnerFrench. Merci à toi et à Anne, bonne fin d’année et à bientôt !

  4. Hugo, je trouve ce que tu as partagé très touchant. En tant que psychothérapeute, je me sens désespéré de te parler personnellement! Tout simplement pour le moment je veux te dire ceci. Lorsque on te remercie pour tous tes efforts magnifiques, ta côté perfectionniste je crois traduit ça comme “Je dois faire plus plus plus pour le mériter.” À mon avis il te faut mieux apprendre comment séparer ta vie professionnelle et ta vie personnelle. Tu nous consacres énormément de toi-même – un peu trop, peut-être, pour l’équilibre de ton santé mentale. Je te recommande surtout d’essayer de rétablir un niveau de disponibilité sanitaire pour toi. Nous ne te possédons pas. Tu n’es pas notre propriétaire. Le défi pour toi c’est d’y arriver sans sens de culpabilité!! Tu n’es coupable de rien. Je pourrais continuer, mais ça peut-être deviendrait ennuyeux. Pour finir, je veux te rassurer – je n’ai pas du tout besoin de réponse! Bonne année, cher Hugo, et merci encore une fois pour tout ce que tu as fait pour enrichir cette drôle d’année pour moi.

  5. Un excellent podcast, comme d’habitude. Merci. Quand j’étais jeune, un professeur de piano m’a dit qu’une bonne façon de s’améliorer est de donner régulièrement des récitals publics. Donc, nous espérons de vous entendre jouer un morceau dans un futur podcast !

  6. Cher Hugo, j’ai 66 ans et j’ai commencé à suivre tes podcasts il y a quelques moins. Ca me fait de grand plaisir non seulement a cause de la exellente didactique mais aussi en raison des sujets que tu choisis. Je commence au debut de tes episodes et pareillemant j’essaie de lire et d’ecouter les actuelles. Je suis complètement surpris de sentir comme dense mes emotions t’accompagner. Merci beaucoup a toi! C’est comme recevoir une lettre de mon fils qui vit dans le sud de l’Europe alors que moi je vis dans le nord.
    Comme pour ton dernier épisode: J’espère que tu te surprendras aussi dans le futur avec tes développements dans toutes les années à venir. Parfois ce n’est pas facile à supporter mais j’ai l’impression que tu as une base très stable et sincère.
    J’attends avec joie tes nouvelles idées et j’espère une bonne année pour toi et ta équipe.
    Franz

  7. Merci Hugo ! J ´en ai beaucoup de joie d ´écouter vos podcastes. En outre, j ´aime vraiment practiquer la méditation moi aussi chaque jour ! Je suis l ´enseignant du zen et mon objectif est d ´avoir la capacité de donner l ´enseignement en francais. Le francais est la cinquième langue que je voudrais l ´améliorer !

  8. Bonjour Hugo, je vous souhaite un bon année comme de habitude.
    S’il vous plait je voudrais savoir comme je peux acheter un premier course basique pour commencer avec vous. Auhourd’hui, je comprend presque tout le que vous dites, même si je habite dan un pais que parle le français, je ne essaye pas le parler. L’autre problema c’est l’utilisation de les temps du verbes, ect, ect
    merci à vous par faire c’est travail par nous

  9. Mon année 2020 a été plus intéressante grâce à la découverte InnerFrench et Build a Strong Core. Merci, Hugo! Bonne année 2021 à toi et à Anna, nous allons continuer apprendre le français avec vous. Et à propos, moi, comme perfectionniste, je te comprends)))

  10. Bonne année Hugo et Anna. Merci pour les podcasts est aussi pour le cours Rencontre ton histoire – lentement, j’ai faire le progrés! J’ai aperçu recénnment que les phrases en caractères gras dans le podcast n’ont pas des éxplications comme avant. Les éxplications etaient utile! Peux-je trouver les éxplications ailleurs sur le site?
    Merci, Amanda

  11. Bonjour Hugo!
    J’aime bien tous vos episodes! Chaque fois, j’ai appris beaucoup de choses.
    J’ai une question de grammaire.
    Je vois souvent, « J’ai vu quelque chose d’interessant. » Ou peut-etre « J’ai entendu quelque chose de drôle »
    Mais je vois aussi, comme dans votre podcast, C’est une histoire drôle. C’est une histoire bizarre. Pourquoi pas une histoire de drôle?
    S’il y a une réponse facile, j’ai hate d’apprendre la réponse. Si non, laisse tomber. Utilisez votre temps pour les choses plus importantes.
    Merci et je vous souhaite une bonne année!

    Michael

  12. Dans la phrase de paragraph numéro 8, est-ce que c’est correcte de séparer les mots ‘bien’ et ‘que’ comme vous avez écrit avec ‘les réussites et les échecs’? C’est un construction que je ne connais pas.

  13. I started listening to you podcasts about 3 months ago . I listen to one a day.
    They have been wonderful. As well as improving my French I have felt part of someone’s life.
    An exceptional person
    who deserves great success in life.
    I enjoy thinking of all the students around the world who now follow your life. A school teacher
    might end up teaching thousands of students in their career but you will have taught millions.
    Taught them in a very
    encouraging way.
    Glad to hear in this podcast that you have taken stock and have begun to share the load.
    I am nearly up to date with your podcasts.
    Reading one a day has been brilliant a « fast forward  » on your Innerfrench enterprise.
    Wishing you continued
    success.

  14. Hola Hugo, te felicito por la calidad de tu curso. Me gusta la profundidad con el que encaras todos los temas de tus podcasts. Gracias a
    Inner French estoy muy orgulloso de poder decir que a mis 69 años he aprendido un nuevo idioma. Gracias Hugo.

  15. Merci beaucoup Hugo! Je bénéficie beaucoup de ton podcast. J’habite au Canada et travaille au gouvernement. J’ai besoin de réussir l’examen de français enfin de progresser ma carrière. Ton podcast me permet de écouter le français authentic lentement. Je vous remercie!

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