# 103 Travailler avec les Français

Dans cet épisode, Anna et Hugo discutent de leurs différentes expériences professionnelles, et en particulier des spécificités françaises.

Les Français aiment-ils le travail d’équipe ? Comment perçoivent-ils la hiérarchie ? Pourquoi ont-ils besoin de tout imprimer ? Comment se passent les réunions ?

Si vous avez des anecdotes sur vos propres expériences professionnelles avec des Francophones, n’hésitez pas à les partager dans les commentaires !

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Hugo : [00:00:07] Salut à toutes et à tous, bienvenue ! Aujourd’hui, comme vous l’avez entendu, on va passer dans le monde professionnel. On va parler de travail et de différences culturelles. Je dis «on», parce que ça va être une discussion avec Ania qui me rejoint pour cet épisode.

Ania : [00:00:31] Salut, salut !

Hugo : [00:00:32] Alors Ania, on va parler un peu de tes expériences parce que toi, tu as travaillé avec des Français… dans des entreprises françaises ou c’étaient des entreprises polonaises ?

Ania : [00:00:44] Alors, ma première expérience, c’était dans une entreprise internationale, à vrai dire, mais je travaillais ici à Cracovie. Et la deuxième entreprise, c’est une agence de tourisme, on disait toujours «franco-polonaise» parce que mon patron était français, mais l’équipe était polonaise.

Hugo : [00:01:03] D’accord, ok. Donc l’idée, c’est vraiment de parler de ces expériences. On a essayé aussi d’élargir un peu nos horizons, autrement dit d’approfondir nos connaissances en lisant des études qu’on a pu trouver, qui comparent les différences culturelles au niveau managérial, par exemple. Moi, c’est aussi quelque chose que j’ai un peu étudié pendant mes études en école de commerce, mais voilà… Ne prenez pas ce qu’on va dire pour argent comptant. Ça veut dire ne prenez pas ça comme une réalité absolue. C’est vraiment nos expériences.

Hugo : [00:01:42] Évidemment, il y a des différences entre… selon les secteurs, selon les différentes tailles d’entreprise, etc., selon les personnalités aussi, tous les chefs n’ont pas les mêmes personnalités, tous les employés non plus. Donc voilà, là, c’est vraiment l’idée d’avoir une discussion plutôt informelle sur le sujet. Et j’espère que… on espère que vous allez trouver ça utile. Peut-être que vous, vous avez justement l’expérience d’avoir travaillé avec des Français ou dans des entreprises françaises. Peut-être que c’est votre cas en ce moment, donc vous allez être d’accord ou pas avec ce qu’on va raconter. Bref, on va voir.

Hugo [00:02:24] Alors, cette première expérience, Ania, tu disais que c’était dans une entreprise internationale, est-ce que tu peux la nommer ou c’est top secret ?

Ania : [00:02:32] Je pense que oui. Cette entreprise, c’est Capgemini. C’est une entreprise assez connue, j’ai l’impression et c’est une entreprise française, elle a été fondée par des Français, mais qui maintenant a des filiales vraiment un peu partout dans le monde.

Hugo : [00:02:50] Qu’est-ce que c’est une filiale ?

Ania : [00:02:53] Alors filiale c’est une… Comment expliquer ça en français ? C’est une entreprise… bon, c’est une représentation d’une entreprise qui existe dans une autre ville, dans un autre pays.

Hugo : [00:03:11] Exactement. On peut dire «une branche» aussi.

Ania : [00:03:12] Une branche, voilà.

Hugo : [00:03:15] Une branche d’une entreprise. Donc, par exemple, il y a Capgemini France, qui est l’entreprise principale, et sa filiale polonaise Capgemini en Pologne. Donc, toi, tu étais dans la filiale polonaise à Cracovie.

Ania : [00:03:25] C’est ça. Et en plus, c’était ma première expérience après mes études. Donc voilà, beaucoup, beaucoup d’émotions.

Hugo : [00:03:35] Et c’est une entreprise qui fait quoi, pour ceux qui ne la connaissent pas ?

Ania : [00:03:39] C’est une entreprise de outsourcing, donc, c’est-à-dire que c’est une entreprise qui travaille pour une autre, qui fait des services pour une autre entreprise qui a décidé de déléguer certains services, certaines tâches. Et moi, j’ai travaillé là-bas pendant un an. Et j’ai travaillé… Mon équipe était polonaise, mais on travaillait surtout avec des Français, un peu avec des Belges aussi, des Belges francophones. Et comme dans une entreprise de outsourcing, les personnes qui y travaillent le savent très bien, ça fonctionne comme ça qu’on a deux management, on peut dire, donc on a un management dans mon cas à Cracovie, et on a un management dans l’entreprise pour laquelle on travaille, cette entreprise qui a délégué ses services. Donc mon premier management c’était le management polonais, et le deuxième, c’était le management français.

Hugo : [00:04:49] Ok, ok. Et qui était dans les bureaux à Cracovie ou qui était en France ?

Ania : [00:04:54] Qui était en France.

Hugo : [00:04:57] D’accord, ok. Donc vous échangiez avec eux principalement par email, au téléphone, mais vous, voilà, vous aviez pas de contact physique avec eux.

Ania : [00:05:08] Non, pas de contact physique. Je me rappelle qu’une fois, mes deux patrons nous ont rendu visite. Elles étaient… elles sont venues à Cracovie, mais au quotidien, c’était un contact par téléphone et par email surtout.

Hugo : [00:05:24] Et justement, tu m’as dit que les Français ne sont pas toujours très comment dire… très modernes en ce qui concerne le digital et qu’ils préfèrent les formats plutôt papier.

Ania : [00:05:39] C’est vrai. C’est vrai qu’ils se méfient un peu de tout ce qui est numérique et digital. Ils préfèrent… j’ai l’impression qu’ils préfèrent des formes plus traditionnelles, donc, donc des emails, par exemple. Et je… je me souviens que quand j’étais à l’université, l’une de nos profs nous a dit, je sais pas si c’est vrai, toi tu peux confirmer ou pas, que tout ce qui est écrit pour les Français, c’est sacré. Donc vraiment tout ce qui est… tout ce qui est écrit et moi, j’ajouterais aussi tout ce qui est imprimé parce que les Français, je sais pas pourquoi, mais ils adorent imprimer des documents. Ils adorent imprimer tout, avoir vraiment tout sous la main, sur le papier. Et ça, c’est vraiment une particularité des Français, je pense. Donc travailler avec avec eux en utilisant, je sais pas, des outils comme des drives ou des je sais pas… des fichiers sur l’ordi, ça fonctionne pas vraiment très, très bien. Eux, ils préfèrent avoir tout, tout imprimé, tout sur eux, sur le papier.

Hugo : [00:06:51] Donc ça, c’est quelque chose que t’as remarqué plutôt, avec le… dans l’autre entreprise, dans l’agence de voyages, avec le directeur, c’est ça ? qui voulait tout avoir en format imprimé ?

Ania : [00:07:02] Avec lui non, pas vraiment parce que mon patron, même s’il est français il habite depuis 15 ans en Pologne, donc on peut dire qu’il est un peu naturalisé polonais.

Hugo : [00:07:12] Il a adopté le digital.

Ania : [00:07:13] Oui, il a adopté le digital, il se débrouille très, très bien avec tout ça. Donc, lui, il a une approche un peu différente. Mais oui, j’ai remarqué ça avec nos clients, dans l’agence, avec nos groupes, parce que dans mon agence de voyages, on s’occupait le plus souvent des groupes. Des groupes de jeunes ou de groupes d’adultes qui, à chaque fois, venaient avec leurs dossiers imprimés même s’ils avaient tout ça, je ne sais pas, tout ça sous d’autres formes (formes digitale). Et j’ai remarqué ça donc dans mon agence, mais aussi dans Capgemini, donc dans mon premier lieu de travail.

Hugo : [00:07:57] Ok. C’est vrai qu’on a tendance à penser que tout ce qui est écrit est sacré. On a un grand respect pour les documents et le format papier, pour les livres aussi. Je n’ai pas vu d’études sur le sujet, mais de manière générale, les livres papiers dans le monde entier sont toujours plus populaires que les livres au format numérique. Mais ça me surprendrait pas qu’en France, ce soit encore plus le cas qu’ailleurs. Bon, nous chez innerFrench, on est plutôt modernes, je pense, parce que c’est vrai qu’on a tout sur le cloud, sur le drive. On a très peu de format papier, mais… Donc c’est vrai…

Hugo : [00:08:38] J’ai recruté Ingrid, par exemple, via… Donc Ingrid est en France maintenant, donc j’ai dû ouvrir une filiale d’innerFrench, quelque chose d’assez simplifié. Mais j’ai trouvé que c’était plus simple de créer une entreprise en Pologne que d’en créer une en France, alors que je suis français parce qu’il y a encore beaucoup de paperasse, on dit. Donc la paperasse, c’est le… voilà tous ces documents papier, c’est un mot un peu familier pour se plaindre de cette bureaucratie, de tous ces documents dont on a besoin. En Pologne, on peut vraiment tout faire, c’est vrai, sur Internet. Et pour créer l’entreprise, on n’a même pas besoin de se déplacer, on peut le faire entièrement sur Internet. En France, ça commence à devenir le cas, mais il y a encore de temps en temps un document, on ne sait pas pourquoi, qu’il faut imprimer et envoyer par la poste, qu’on ne peut pas envoyer par email. Donc ça change, mais effectivement, ça prend un peu de temps.

Ania : [00:09:35] Ça a changé aussi un peu, je pense à cause du covid, de cette contrainte qu’on a et.. Oui, j’ai remarqué ça aussi en Pologne que ça a changé ces derniers temps. Donc maintenant, et c’est encore plus facile d’envoyer certains documents, il y a des plateformes, il y a plus de plateformes, il y a plus de possibilités pour vraiment rester chez soi et envoyer ce qu’il doit… ce qu’il faut envoyer par email.

Hugo : [00:10:04] C’est vrai. Et tu disais aussi que les Français préfèrent en général le contact par téléphone plutôt que par email, d’après ton expérience.

Ania : [00:10:11] J’ai l’impression qu’ils préfèrent le contact par téléphone parce que… ils sont en général, ils sont très dans le relationnel. Donc les relations pour eux, j’ai l’impression, les relations au travail sont très importantes. Et ce contact par téléphone, je pense qu’il est particulièrement important quand c’est le premier contact. Donc, quand on ne connait pas la personne qu’on contacte, c’est vraiment bien de téléphoner, de connaître sa voix et ça crée déjà une certaine relation, un tout petit plus proche que par email. Et aussi, je pense que le contact par téléphone est la meilleure solution quand il y a un problème qu’il faut résoudre.

Ania : [00:11:05] Et là, je sais que les Français, ils vraiment… ils apprécient ce contact parce que ça montre aussi qu’on est réactif, qu’on est dynamique, parce que ce contact par téléphone a toujours un peu plus de dynamique. Et oui, ça… Par exemple, dans l’agence de tourisme où je travaillais, ça on le pratiquait toujours. Donc le premier contact, c’était toujours… Même si on envoyait un email, on téléphonait aussi à notre client. Et puis, s’il y a un problème, s’il y avait un problème, on le contactait aussi plutôt par téléphone.

Hugo : [00:11:43] C’est vrai. Ça aussi, j’ai l’impression que c’est en train de changer, que c’est quelque chose d’assez générationnel. Et chez les gens de ma génération et les gens encore plus jeunes, maintenant, on préfère les mails parce qu’il y a plusieurs études qui montrent, au niveau international, que les jeunes ont de plus en plus une espèce de phobie du téléphone et qu’on préfère la forme écrite.

Hugo : [00:12:07] Mais c’est vrai que c’est assez apprécié par les managers quand quelqu’un n’a pas peur de prendre le téléphone pour appeler le client et résoudre un problème tout de suite parce que ça peut éviter certaines confusions. Et souvent, on dit qu’il faut parler de vive voix, ce qui est un peu bizarre parce qu’on ne peut pas vraiment parler d’une autre manière. Mais voilà, parler de vive voix, ça veut dire qu’on va… on va résoudre un problème en parlant à l’oral et pas par écrit, donc voilà. Parler de quelque chose de vive voix, en direct, ensemble, même si c’est par téléphone. Donc oui, c’est vrai que le téléphone, ça reste quelque chose d’assez important et c’est une forme de communication que les Français continuent…, en tout cas au travail, une forme de communication qui est privilégiée.

Hugo [00:13:00] D’ailleurs, ça me fait penser… Est-ce que tu as entendu parler de cette loi qui est passée en France? Le droit à la déconnexion ?

Ania : [00:13:06] Ah Non, non, pas encore.

Hugo : [00:13:08] Ça, c’est une loi qui est passée en 2016 dans le cadre plus général de la loi travail. Et ça a été… (on en a pas mal discuté même, j’ai vu ça, dans certains journaux aux Etats-Unis, des journaux britanniques aussi) où en fait, c’est une loi qui est censée protéger les salariés en leur accordant le droit de ne pas répondre au téléphone ou de ne pas être joignable de manière générale, en dehors de leurs horaires de travail.

Ania : [00:13:37] Et de la fameuse pause déjeuner j’imagine, parce que là, c’est…

Hugo : [00:13:41] Non, ça ne prend pas en compte la pause déjeuner, mais c’est justement après, en fait, que voilà, ton chef n’a pas le droit dexiger ou d’attendre de toi que tu sois disponible pour répondre à 22h, par exemple, s’il y a un problème.

Hugo : [00:13:56] Donc c’est ce qu’on appelle ce droit à la déconnexion qui est vraiment important maintenant parce que c’est… Effectivement avec le télétravail il y a de moins en moins cette séparation entre vie professionnelle et vie privée, mais dans la réalité, c’est une loi qui ne prévoit pas de sanction, qui n’est pas contraignante, donc elle est assez peu appliquée. Les journaux en ont beaucoup parlé, mais finalement, elle n’a pas eu… trop d’impact. Et parce qu’il me semble que justement, dans cette agence de tourisme, tu me disais que ça t’est arrivé plusieurs fois qu’on t’appelle en plein milieu de la nuit à cause d’un problème avec un groupe, etc. Il n’y avait pas encore ce droit à la déconnexion…

Ania : [00:14:35] Oui, mais c’étaient mes chers clients, c’étaient mes chers groupes. C’était pas mon patron ou mes collègues et c’était vraiment dans des situations difficiles ou des situations imprévisibles. Mais ce n’était pas… C’était pas quelque chose qui se fait normalement mais le tourisme, c’est un domaine vraiment très, très spécifique. Donc tu peux imaginer que c’est pas… Si quelqu’un a son vol à 10h du soir et qu’il perd son bagage. Qu’est-ce qu’il fait ? Il téléphone à l’agence pour demander de l’aide. Donc ce sont des situations… C’étaient plutôt des situations comme ça.

Hugo : [00:15:17] Sinon, est-ce que toi chez… parmi les Polonais tu as l’impression qu’il y a vraiment cette séparation entre la vie privée et la vie professionnelle. Est-ce que les entreprises respectent ça et les managers ?

Ania : [00:15:28] Je pense qu’en général, oui. Mais j’ai remarqué la même chose qui se passe en France. C’est-à-dire que maintenant, avec le covid, avec le télétravail, beaucoup de gens travaillent chez eux… Il y a ce problème qu’ils travaillent plus et que le patron se donne un peu ce droit de leur téléphoner après 17h, 18h. Donc, je sais pas… Je vois un certain danger qui est apparu avec le covid et avec ce télétravail. Mais pour l’instant, je pense pas qu’il y ait des… une loi ou une intervention de la part de l’État, pour l’instant non… J’ai rien entendu là-dessus. Mais la situation a changé. Avant, je pense que non, que ce n’était pas un problème.

Hugo : [00:16:27] Ok, donc c’est un phénomène assez récent aussi.

Ania : [00:16:30] Oui, je dirais oui.

Hugo : [00:16:31] Et tu as évoqué la fameuse pause déjeuner, la pause déj des Français. Est-ce que justement, dans cette agence de tourisme dont le directeur était français, est-ce que vous faisiez la pause déj ? Est-ce qu’il avait réussi à imposer ça ou pas ?

Ania : [00:16:47] Nous, dans notre agence, on avait une pause de 30 minutes, donc un peu plus de ce qui est prévu normalement par la loi polonaise parce que dans notre loi, la pause déj dure seulement 15 minutes donc…

Hugo : [00:16:58] On peut rien faire en 15 minutes !

Ania : [00:17:01] On peut rien faire.

Hugo : [00:17:03] On a même pas le temps d’acheter un sandwich.

Ania : [00:17:04] Exact. Donc 30 minutes me semble vraiment un minimum. Donc oui, donc, quand on faisait la pause déj plutôt à la polonaise, mais un peu plus longue. Oui, mais je sais… Je sais que c’est cette fameuse pause déj c’est quelque chose de très important dans la culture française. Et ça, il faut aussi prendre ça en considération quand on travaille avec des Français, que c’est impossible de les joindre à cette heure-là et voilà qu’il faut leur donner du temps et reprendre après, après la pause.

Hugo : [00:17:43] Effectivement. Donc la pause déj en général, c’est une heure entre 13h et 14h. Parfois, c’est même 1h30 dans certaines entreprises, de 12h30 à 14h. Et c’est vraiment quelque chose de sacré donc on ne peut pas mettre de réunion pendant la pause déj. N’essayez pas d’appeler quelqu’un parce que voilà … La personne ne sera pas joignable ou si vous arrivez à la joindre, ça veut dire qu’elle passe sa pause déj devant son ordinateur parce qu’elle a vraiment du retard au niveau de son travail et elle va pas être de bonne humeur. Dans tous les cas, c’est une mauvaise idée.

Hugo : [00:18:14] Et qu’est-ce que t’en penses, toi, de cette pause déj ? Est-ce que tu préfères… Donc 30 minutes pour toi c’est suffisant ou est-ce que tu préfères avoir une vraie pause qui divise ta journée en deux ?

Ania : [00:18:25] Pour moi, 30 minutes, c’était suffisant. Mais j’ai aussi l’impression que les Polonais, ils savent pas trop faire des pauses quand ils travaillent. 30 minutes, me semble suffisant. Une heure ? Je sais pas. J’ai peur que ce soit un peu… un peu trop et que je sais pas… je me déconcentre ou je… je sais pas. Je préfère aussi finir le travail, tu sais, un peu plus tôt que plus tard, donc vraiment… Manger quelque chose assez vite ou faire une petite promenade, ça me suffit pour retrouver mes forces et vraiment rentrer dans… rentrer au travail. Donc non, moi, j’aimerais pas avoir une pause d’une heure ou une heure et demie au travail.

Hugo : [00:19:17] Moi, j’ai l’impression que les Polonais, vous travaillez plutôt en un seul bloc quasiment. Vous arrivez assez tôt au travail et vous faites tout ce que vous avez à faire pour après ne pas finir trop tard.

Ania : [00:19:27] Oui, ça, c’est l’autre extrême, donc il faudrait trouver le juste milieu entre, tu sais, 15 minutes et une heure de pause déjeuner. Il me semble que 30 minutes, c’est vraiment une bonne solution.

Hugo : [00:19:38] Ouais, c’est vrai que nous, on justifie ça en disant que ça permet de se remettre les idées au clair et l’après midi, on est plus efficace parce qu’on a vraiment eu une coupure entre le matin et l’après midi. Mais c’est vrai…. Moi, parfois, donc quand j’étais en stage par exemple, ou même quand j’ai commencé à travailler à Paris, on avait des pauses déj d’une heure, donc on allait au restaurant et c’était vraiment un repas avec entrée, plat, dessert. Ce qui fait qu’ensuite, quand on rentre de 14h à 15h, personne n’arrive vraiment à travailler parce qu’on est tous en train de digérer. Donc c’est pas toujours très…

Hugo : [00:20:17] Et le résultat, c’est qu’on finit plus tard en général. C’est vrai… À Paris en tout cas, et dans les grandes entreprises, c’est assez rare de finir avant 18h et même la règle, c’est plutôt de terminer vers 19h parce qu’on a cette pause. Et le matin, en général, nous, on arrive entre 9 et 10h. Donc, j’ai l’impression que c’est un peu la même chose en Pologne, non ?

Ania : [00:20:41] En Pologne, je dirais que c’est plutôt à partir de 8h, même 7h30 pour certaines entreprises. Moi, par exemple, dans mon entreprise, la première Capgemini, je pense que oui, on pouvait commencer à 8h, à partir de 8h, entre 8h et 9h.

Hugo : [00:20:56] Ok, ok. Donc vous commencez plus tôt le matin. Et tu disais aussi que le relationnel est très important pour les Français. Donc c’est pas le cas pour les Polonais ? On traite les collègues seulement comme des robots et voilà on n’essaye pas d’en savoir plus sur eux ou de partager ?

Ania : [00:21:16] Non, non, pas du tout. Les relations au travail en Pologne sont aussi très, très importantes. Mais ce que je voulais dire, c’est que…C’est ce que j’ai remarqué un peu… Encore une fois, comme toi, comme tu as dit au début, c’est juste… on a juste un échantillon de clients français. Mais j’ai eu cette impression que les Français, ils sont quand-même un peu plus susceptibles de, par exemple, d’accepter des propositions de quelqu’un ou de… je sais pas, de faire du business avec une personne avec laquelle ils sont sur la même longueur d’onde, avec laquelle ils se comprennent très bien.

Ania : [00:21:57] Je sais pas si c’est une particularité des Français, mais bon… Quelqu’un pourrait dire que c’est pas très professionnel, qu’on peut faire du business avec chaque personne, que c’est pas… C’est pas important si on partage, si on a une passion en commun ou pas. Mais j’ai l’impression un peu que pour les Français, c’est assez important. Ils ne font… ils ne le font pas exprès, peut-être, mais oui.. Cette relation quand ils se sentent un peu plus proches de cette personne, ils sont… ils sont aussi voilà… plus susceptibles d’arriver à un compromis avec cette personne, par exemple.

Hugo : [00:22:40] Je suis assez d’accord. Et moi d’ailleurs, c’est quelque chose qui m’a un peu dégoûté du monde de l’entreprise parce que c’est très… On peut dire que c’est le relationnel, mais c’est un côté aussi assez politique, dans le sens où…je pense que c’est un peu le cas dans tous les pays, on ne va pas se mentir, mais pour monter dans la hiérarchie et obtenir une promotion, etc. ça aide d’avoir des bonnes relations avec son supérieur et si on a des points communs, des sujets de conversation, ça peut vraiment être bénéfique pour notre carrière. Donc on n’est pas toujours jugés seulement sur nos mérites et nos compétences, mais l’aspect relationnel, effectivement, est plutôt important. Je pense que c’est le cas, bon, c’est peut-être un stéréotype, mais dans les pays latins en général, c’est quelque chose d’assez répandu à mon avis.

Ania : [00:23:34] Oui, en parlant de la hiérarchie, c’est ce que j’ai remarqué, c’est que ce sentiment de la hiérarchie, justement, est très, très fort chez les Français. C’est très bien marqué, la position de la chef ou du chef dans l’entreprise ou dans l’équipe. J’ai remarqué ça, par exemple, bon moi, en tant que prof, je m’intéresse à la langue et j’ai remarqué ça même dans la façon dont on s’adresse au sein de l’entreprise.

Ania : [00:24:07] Donc, nous, par exemple, en polonais, on n’a que deux formes : on peut soit se tutoyer, soit se vouvoyer, et en français, il y a, on peut dire, une forme hybride. Donc, même si on a de bonnes relations avec quelqu’un, même si on travaille avec cette personne depuis longtemps, on utilise par exemple la forme…je sais pas : «Camille, est-ce que vous avez vu…?» Donc, on appelle cette personne par son prénom «Camille», comme si on était vraiment proches, mais après, on continue avec «vous» et ça met une certaine distance. Et ça, pour moi, c’était très, très étonnant cette forme que vraiment… On est proches, mais on garde une certaine distance parce qu’on respecte cette hiérarchie et ça, c’est bien particulier, mais c’est à cause de la langue. C’est la particularité de la langue qui est un peu voilà… un miroir des relations dans l’entreprise.

Hugo : [00:25:08] C’est vrai, c’est vrai. Non, complètement. Et cette dimension de hiérarchie, on la retrouve beaucoup dans les études, justement, qui analysent les différences de style managériaux d’un pays à l’autre. Et les managers français sont connus pour avoir un respect assez strict de la hiérarchie pour, comme tu l’as dit, vouloir garder une certaine distance avec leurs employés parce que, selon eux, c’est ça qui leur donne une autorité. Et ça peut être problématique dans certaines cultures où ces rapports sont moins marqués, où l’autorité du manager vient non pas de cette distance et de cette formalité, mais de son expertise ou de ses compétences.

Hugo : [00:25:59] Mais ça aussi, c’est quelque chose qui change, j’ai l’impression. Notamment parce que les managers maintenant, dont j’aurais pu faire partie, si j’avais continué ma carrière comme c’était prévu, ont eu des expériences à l’étranger, ont fait des stages à l’étranger, ont été exposés à différents types, justement, de management et se rendent compte que ça fonctionne mieux quand on implique les gens pour prendre des décisions plutôt que de le faire de manière unilatérale. En France, ce qu’on fait en général, c’est qu’on organise une réunion, le chef organise une réunion pour discuter de tout ça et puis après, il dit : «Voilà la décision que j’ai prise.» Les employés ont pas forcément leur mot à dire. C’est… voilà. Il y a eu un temps d’échange, mais au final, il y a une personne qui tranche, une personne qui décide, c’est le chef. Et il n’essaye pas vraiment de les convaincre avec des arguments. Mais l’argument ultime, c’est : «moi, je suis le chef.»

Ania : [00:26:58] Oui sa position est légitime donc il a tout son droit à annoncer des décisions. Mais oui, c’est vrai. Moi aussi, j’ai cette impression que les décisions sont plutôt prises de manière arbitraire. Il y a pas… C’est pas de vraies réunions du brainstorming où on essaye de voir plusieurs possibilités. Dans la plupart des cas, je pense que c’est comme ça. Et toi ? Parce que toi, tu as fait ton stage à Londres, n’est-ce pas ? Et quelles sont tes observations par rapport au style britannique du management ?

Hugo : [00:27:37] Justement, j’ai trouvé que c’était beaucoup plus informel et que la structure hiérarchique était beaucoup plus plate ou plus horizontale, on va dire. Par exemple, je me souviens… Donc, moi, j’ai fait un stage pour un grand label de musique qui s’appelle EMI, qui n’existe plus maintenant, mais c’était vraiment une énorme entreprise. Et deux semaines après avoir commencé mon stage, il y avait une conférence interne organisée avec des équipes des filiales du monde entier. Et moi, petit stagiaire français, j’étais à la table avec un directeur de label, de label de musique country, je crois. Enfin, voilà, avec des personnes vraiment qui avaient beaucoup d’expérience. Et il y avait des exercices de brainstorming pour retrouver des nouvelles idées, etc.

Hugo : [00:28:27] Et ce directeur me demandait mon avis, par exemple, et il savait très bien que j’étais seulement stagiaire, mais on… Voilà, il se disait : «Bah, peut-être que lui, il a un point de vue différent, il a quelque chose… Il peut nous apporter quelque chose.» Et ça, j’ai beaucoup de mal à imaginer une situation similaire dans une entreprise française où voilà… J’aurais même pas pu être assis à la table de cette personne déjà.

Hugo : [00:28:52] Et c’était pas quelque chose de complètement superficiel parce qu’ensuite je me souviens, il y avait une petite pause déjeuner aussi, même si on était à Londres, pendant cette pause déjeuner les… il y avait pas la table des directeurs, la table des stagiaires, etc. mais c’était plutôt par équipe. Et moi, j’étais avec mon équipe, avec aussi bien les directeurs que mes managers, etc. Alors que, en France, c’est vrai que quand on faisait un stage systématiquement, les stagiaires restaient avec les stagiaires des différentes équipes, se retrouvaient pour leur pause déjeuner, parce qu’on n’était pas vraiment invités à aller manger avec nos managers, par exemple.

Ania : [00:29:31] Ouais.

Hugo : [00:29:32] Donc, ces rapports hiérarchiques sont assez marqués.

Ania : [00:29:35] Ce que tu dis, ça me fait penser aussi à une autre étude assez intéressante qui a été publiée par une société qui s’appelle le Steelcase, il me semble (entreprise). C’est une entreprise qui est spécialisée dans le mobilier de bureau et aménagement d’espaces de travail. Et même eux, ils ont remarqué que dans des bureaux français, il y a pas vraiment beaucoup de salles de réunion pour toute l’équipe. Il y a seulement des salles de… pour les supérieurs, et que tous les espaces des travailleurs sont bien marqués, bien séparés et qu’il y a… il y a pas cette ambiance de partage, bah nulle part à vrai dire. Donc c’est même visible dans la… tu sais, dans l’aménagement des bureaux français qu’il y a une telle hiérarchie, une division.

Hugo : [00:30:25] C’est vrai. Et souvent une bonne pratique managériale pour un manager qui a un bureau, c’est d’avoir… de garder, de laisser sa porte ouverte pour montrer qu’il est ouvert à la discussion, etc. Mais j’ai remarqué qu’en France en général, les managers qui ont leur bureau, ont leur porte fermée pour montrer qu’ils font un travail important. C’est ça… On ne doit pas les déranger. Et c’est plus difficile, effectivement, de communiquer.

Hugo : [00:30:52] Ça veut pas dire qu’en France, il y a pas d’open space. Evidemment, il y a… l’open space s’est imposé aussi depuis une quinzaine d’années, donc il y a beaucoup d’entreprises où il y a des open space, mais souvent à partir d’un certain rang, d’un certain niveau hiérarchique, les managers ont leur propre bureau séparé et dans ce bureau, ils ont un petit espace de réunion, par exemple pour pouvoir organiser des réunions et les stagiaires sont rarement invités à ces réunions.

Ania : [00:31:19] C’est dommage, c’est bien dommage.

Hugo : [00:31:23] Mais c’est drôle parce que je pensais qu’avec votre histoire, parce que la hiérarchie, c’était aussi quelque chose de très important à l’époque du communisme en Pologne, que peut-être, ça serait un héritage, quelque chose qui serait resté. Mais bon, j’ai l’impression que ce n’est pas forcément le cas.

Ania : [00:31:39] Pas trop. Ou peut-être je sais pas, on veut réaliser un peu l’American dream, on a adopté un peu le style américain, je sais pas, ou vraiment… voilà donc le style des réunions ouvertes où chacun peut s’exprimer. Je sais pas, mais quand je pense… Quand je pense à la base de ces habitudes…je me…. je réfléchis aussi… Par exemple, je ne sais pas…. Est-ce qu’en France, tu travaillais beaucoup en groupe à l’école où ça se faisait pas ?

Hugo : [00:32:08] À l’université oui, pendant mes études supérieures. Mais c’est vrai qu’à l’école primaire, collège et lycée, très, très peu, c’était assez rare.

Ania : [00:32:20] Parce que je pense que j’ai lu une interview avec le cofondateur… C’était un cofondateur d’un cabinet de conseil, donc un cabinet qui accompagnait les entreprises dans leur développement, transformation, etc. Et il a dit que selon lui, c’est ce schéma scolaire qui est assez vertical, disons, qui est adopté aussi dans nos entreprises et que voilà.. Il y a souvent… il y a toujours cette… ce personnage d’un enseignant qui s’adresse à la classe et que les élèves, ils travaillent très peu et très rarement à l’école en groupe. Et je pense que ça se fait assez souvent en Pologne quand même. Donc, on a cette habitude de travailler en groupe, je sais pas. Peut-être ça, c’est… ça pourrait être la réponse à cette question.

Hugo : [00:33:12] C’est vrai. Je pense que ça doit être une des raisons. Et en France, en général, on valorise plus les mérites individuels. Donc, chacun est censé se développer et on croit plus qu’une personne plus intelligente ou plus douée que les autres va trouver la solution toute seule plutôt qu’un groupe entier voilà, en travaillant ou en faisant un brainstorming.

Hugo : [00:33:36] Donc ça, ça se retrouve aussi dans les réunions c’est… en fait, c’est très rare de faire des réunions pour faire des brainstorming. En général, c’est plutôt pour répartir les différentes tâches, pour voilà, organiser le travail, mais pas vraiment pour essayer de trouver une solution tous ensemble, etc. En général, on pense que le chef ou, voilà, il y a une personne qui est responsable de trouver une solution à ce problème et ensuite elle organise toute l’équipe pour mettre en place, pour implémenter cette solution. Mais bon, également en France, c’est vrai qu’on a aussi maintenant cette… on regarde vers les Etats-Unis, vers l’Allemagne, vers les pays nordiques pour le management donc on s’adapte aussi et c’est quelque chose qui est en train de changer.

Hugo : [00:34:25] Il y avait un point qui me semblait intéressant quand on a discuté pour préparer cet épisode, c’était un paradoxe que tu as évoqué entre d’un côté, la logique et de l’autre, les sentiments. Qu’est-ce que tu veux dire par là ?

Ania : [00:34:40] Je voulais dire que j’ai l’impression que les Français, ils sont très dans la logique, ça veut dire que pour présenter un projet, par exemple pour, je sais pas, ou pour qu’une décision soit prise, il faut vraiment présenter des arguments concrets, logiques. Il faut…il faut bien montrer quelles seraient les conséquences d’une telle ou telle action. Et ça m’étonne pas parce que toute cette philosophie du rationalisme est très, très bien… très fortement ancrée dans la culture française.

Ania : [00:35:20] Mais de l’autre côté, je me souviens d’avoir entendu plusieurs fois cette question… Donc, on discute, on discute d’un projet ou, je sais pas, d’une tâche à faire et puis, il y a cette question de la part d’un Français ou d’une Française : «Et toi, comment tu le sens, ce projet ? «Et toi, comment tu le sens ?» Et donc, tout d’un coup… moi, je…voilà on se réfère à nos sentiments, on fait référence à nos sentiments. Oui, et ça, ça m’a étonnée. Au début, ça, ça m’a vraiment étonnée. Et je sais pas, à vrai dire, quelle est la raison et pourquoi ils ont posé cette question. Mais c’est comme je sais pas… c’est comme s’ils recouraient à l’intuition ou… C’était bizarre.

Hugo : [00:36:05] Peut-être que ouais… On a tous ces arguments et tous ces plans, ces stratégies, mais on essaye aussi de laisser une place, peut-être à l’instinct, en particulier les personnes qui ont beaucoup d’expérience. Ça, je me rappelle que j’avais rencontré ce cas aussi à Londres où, en fait, moi, j’étais dans une équipe qui, donc c’était le Consumer Insight. Donc, en fait, on analysait comment tel artiste fonctionnait auprès de tel groupe, dans la population, auprès des jeunes, auprès des femmes célibataires donc, on avait différents segments comme ça.

Hugo : [00:36:46] Et en fonction de ces données, de ces études, on essayait de choisir quel single… On essayait de choisir un titre qui serait le single principal d’un album, par exemple. Ou alors, comment faire la promotion ? Quels canaux de communication utiliser en fonction de nos cibles ? Donc, on avait toutes ces données, toutes ces études, mais en face, parfois, il y avait un directeur de label qui disait : «Oui, ok, c’est très bien tous ces chiffres, mais moi, ça fait 20 ans que je fais ce métier. Je sais quel single va fonctionner et j’ai pas besoin que vous me donniez de conseils». Donc ça aussi, je pense que c’est quelque chose qui vient avec l’âge, avec l’expérience, voilà. On est très confiant… on a énormément confiance en son instinct et on se réfère moins à la logique et à la rationalité peut-être.

Ania : [00:37:37] Oui, les chiffres, c’est pas tout.

Hugo : [00:37:39] Ok. je pense qu’on a fait le tour des points qu’on voulait évoquer. Bon, en conclusion, travailler avec des Français, c’est cool, pas cool ? Qu’est-ce que t’en penses ?

Ania : [00:37:49] C’est trop cool ! C’est toujours cool de travailler avec des gens d’une autre culture. Donc oui !

Hugo : [00:37:55] Ok, très bien. Si vous aussi, vous avez des témoignages, des expériences, des commentaires, des choses à partager sur ce sujet, n’hésitez pas à aller sur innerfrench.com et laisser un petit commentaire sur la page de l’épisode. Je suis sûr qu’il va y avoir des discussions et des débats enflammés. Et nous, on vous dit à bientôt et on se retrouve dans deux semaines pour un nouvel épisode. Ciao !

Ania : [00:38:22] À bientôt !

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17 Responses

  1. the last few episodes have been way to difficult for me. I really miss the monologues from Hugo about interesting subjects. Softly spoken, not too slow, neither too fast. Ideal for intermediate students like me. This episode reminds me of ‘FranceFacile’: Very French, not very Facile.
    BTW: If I may quote from the very first episode: ‘Mais, entre les deux, il y a les personnes qui ont un niveau intermédiaire et qui ne peuvent pas encore comprendre les médias français traditionnels, les médias francophones, parce que c’est un peu trop compliqué. Les personnes parlent trop vite par exemple. Ils ont un vocabulaire avec des mots qui sont un peu compliqués.’

  2. Bonjour Hugo
    Je m’appelle Aliriane. Je suis brésilienne. Mes études de français utilise les transcriptions. Je n’arrive pas voir les transcriptions d’aucun épisode ):
    Pouvez-vous m’aider?
    Bonne semaine por vous! Merci.

    1. Désolée, j’ai lancé mes commentaires avant de finir
      Nos entreprises nous donnent : service des bout des lèvres… en ce qui concerne ´ les égalités hiérarchiques au bureau ‘ Mes comments sont plus appropriés sûr aujourd’hui ; la fête D’Halloween, quand les peuples baladent en costumes, comme les entreprises dit une chose mais agissent contrairement
      Merci
      Sheri

  3. Moi j’ai travaillé avec une Française, il y a 15 ans. Elle était très laissez-faire et elle était toujours la première à quitter le bureau en fin de journée. Mais elle était sympa parce qu’elle me faisait bcp de confiance. Quand-même j’aurais peut-être profité plus de mon experience au travail si elle m’avait dirigée un peu. Elle m’a impliquée aussi dans un projet bénévole par le biais duquel j’ai bcp appris, côté problem-solving.

  4. Bonjour Hugo, merci pour cet discussion. Laissez moi partager mon impression sur le sujet (dans le contexte de la recherche scientifique en France): Ma impression est que les Français sont perdu dans une rêve de revenir la plus grand nation au monde encore (nostalgie du passé impérialiste ?). La science Française est trop concentrer sur la France pour la France, quand le Future est internationale e globale (La France est importante mais le focus c’est la France dans une contexte globale). Par example, l’anglais ne pas parlé 100% même entre les scientists. Les discussions, les webinaires ne sont pas en anglais… Il y a encore beaucoup de compétition avec les Anglaises et USA (énergie mal utilisé !). La France marche dans la route contraire du développement dans la science, c’est dommage. Hiérarchie trop rigide qui menacé la créativité, Eurocentrism : n’attrape pas les scientists brillhants de l’étranger… Domage! Un pays qui aurait tout pour réussir !

  5. Salut Hugo,
    Je suis ravi d’avoir trouvé ton podcast, j’en ai essayé plusieurs et le tien me plaît le mieux. Aujourd’hui je viens de découvrir que toi aussi tu vis en Pologne et on a les mêmes problèmes à parler cette langue, du coup j’ai décidé de t’écrire.
    J’ai vécu en France mais je travaillais surtout avec des Américains. Par contre, j’ai bossé pour une boîte française en Angleterre (j’étais leur Directeur Marketing et Vente et Export), et ce que m a toujours choqué c’est la bureaucratie française. I y a une raison que ce mot est d origine française. J ai du remplir des miliers de documents Exel, pour faire le budget, pour faire les prévisions, pour faire du project management. Tellement de paperasse! Ils m’ont fait ch… Surtout car j’ai bossé pour les américains avant qui s en foutaient complètement de tels documents. J’ai même démissionner pour cette raison – entre outre.
    De plus, j ai l impression que les Français adorent les réunions, souvent avec participation des gens qui n’ont rien à dire dans tous les sens de cette expression. Ça aussi est une différence avec ce que j’ ai expérimenté dans autres cultures de travail.
    Aujourd’hui j’ai ein de clients français dans le monde de la biotechnologie, je travaille surtout avec des chercheurs, et ça fait beaucoup de plaisir. Donc il est fortement probable que cette société à l’époque n’était qu une triste exception 🙂
    Connecté toi avec moi sur LinkedIn (life science Animation Cracovie)
    A plus
    Frank

  6. Salut Hugo, maintenant on a accès à la transcription mais j’ai beau cliquer c’est le premier podcast qui s’affiche pour l’audio. J’en profite pour féliciter toute l’équipe pour votre travail, c’est super!

  7. Le système du travail en France est peut-être un peu démodé en comparaison avec les pays qui utilisent la technologie la plus moderne pour accomplir leur tâches. Aux États-Unis les entreprises peuvent faire presque tout leur travail sur l’Internet. Bien sûr il y a une hiérarchie chez nous aussi, mais l ambiance est plus détendue à mon avis. Oui, c’est le chef qui prend les décisions les plus importantes, mais même le chef a “des oreilles ouvertes”. Il est prêt à discuter des problèmes etc. avec les autres membres de l’équipe avant de prendre une décision. Naturellement tout ce qui je viens d’écrire est une généralisation.
    Nous savons que Chef Hugo a toujours un esprit ouvert vis-à-vis les membres de son équipe !?
    Merci Hugo et Ania pour cet épisode superbe.

  8. Me gustaría dejar mi impresión sobre el tema de trabajar con franceses. Para hacerlo más rápidamente lo comentaré en mi lengua.
    Soy argentino, sudamericano. Y tuve la oportunidad de trabajar en una cooperativa como voluntario con un señor francés mayor que nosotros, en los años 90, cuando todavía no entendíamos mucho sobre computación.
    El fue sumamente racional y ordenado para transmitirnos sus conocimientos y ayudarnos a organizar.

  9. en fait ,j’ai eu l’occasion de travailler des nations unies deux années,grâce à mon position j’ai traité avc plusieurs nationalités,mais malheureusement sauf les Françai.
    Merci Hugo 🙏

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