- Interview Hugo
#192 Corriger les erreurs fossilisées avec Yasmine de I Learn French
Parfois, apprendre le français ressemble à de l’archéologie…

Quand on apprend une langue étrangère, faire des erreurs est inévitable — et même nécessaire. Mais il arrive que certaines de ces erreurs se « fossilisent » : notre cerveau les considère comme correctes et nous les répétons constamment.
Tels des fossiles qui résistent à l’épreuve du temps, elles semblent imperméables à la correction, malgré tous nos efforts. Ces erreurs sont comme des mauvaises habitudes impossible à changer.
Pour explorer ce phénomène, Hugo reçoit Yasmine, professeure de FLE depuis plus de 20 ans et créatrice du podcast Le Français avec Yasmine. Ensemble, ils expliquent pourquoi ces erreurs se forment, à quel stade de l’apprentissage elles apparaissent le plus souvent, et surtout, comment y remédier.
Le site de Yasmine : https://ilearnfrench.eu/
Et son podcast : https://ilearnfrench.eu/le-francais-avec-yasmine/
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Transcription
Hugo : Salut à toutes et à tous. Je suis ravi de vous retrouver aujourd’hui pour un épisode un peu spécial parce que je suis accompagné d’une autre prof que vous connaissez peut-être, qui s’appelle Yasmine. Salut Yasmine.
Yasmine : Salut Hugo.
Hugo : Je suis très content de te recevoir dans le podcast. Pour la petite histoire, je ne sais pas si je te l’avais dit la première fois qu’on s’était parlé, mais moi, quand j’ai créé mon site Internet, j’avais fait des recherches, c’était déjà il y a huit ans, je crois. J’avais fait des recherches, un peu une analyse de la concurrence pour trouver d’autres profs, voir leur site et j’étais tombé sur le tien et j’étais très, très impressionné. À l’époque, je crois que tu avais plusieurs profs aussi qui travaillaient pour toi, donc ça avait l’air d’être d’être une grosse école. Je crois que tu donnais des cours, notamment au Parlement européen ou peut-être à des députés européens aussi, parce que tu vivais à Bruxelles.
Commentaires
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Merci, Hugo.
C’était une interview très intéressante. -
Discussion extrêmement intéressante.
Pour un anglophone, la plus grande difficulté dans l’apprentissage du français réside, selon moi, dans la prononciation. Beaucoup de mots français ressemblent vaguement à de l’anglais et, mentalement, je les lis avec une prononciation anglaise. Et cette prononciation reste ancrée, une fois répétée deux ou trois fois dans ma tête. Beaucoup d’Anglais font de même. Le problème, c’est que la phonétique n’est pas enseignée au début. Tout commence par le vocabulaire et la grammaire. Comment y remédier ? Bernard Cerquigli l’a souligné dans son livre « L’anglais n’existe pas : c’est du français mal prononcé ». Existe-t-il une méthode pour corriger cela ?
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Je pense que si tu es qqn qui apprend en écoutant, ce que perso je trouve très adapté aux enfants mais pas autant aux adultes, c’est vraiment un don, je pense, parce que tu arrives à apprendre la langue dans son intégralité, c’est-à-dire tu intègres toutes les compétences en même temps, surtout si tu écoutes à la fois des conversations spontanées et des podcasts scriptés. Après tu peux aussi lire la transcription, mais c’est vrai, et ça je l’ai noté chez les apprenants, ceux qui commencent par l’écoute sont plus en passe de faire des erreurs de grammaire et d’orthographe. Perso j’ai cruellement manqué de ressources à l’oral quand j’ai commencé à étudier le français au lycée, et j’ai très rapidement intégré la grammaire et la lecture mais moins l’écoute et l’expression orale. Donc je pouvais comprendre des textes assez littéraires et écrire en français après deux ou trois ans d’exposition à la langue mais je ne pouvais pas parler ni comprendre les natifs à part mes profs. Donc je pense que l’apprentissage est devenu bcp plus complet depuis l’avènement des technologies et des contenus en ligne. Moi je dirais que pour ne pas se fossiliser dans aucun domaine il faut pratiquer régulièrement en introduisant de la variété dans les sujets dont tu traites. Et aussi il faut avoir un minimum d’exigence envers soi-même. Voilà un des éléments dont je ne sais jamais si je l’utilise à bon escient ou non. Je ne suis jamais sûre quand il faut écrire soi et quand soi-même. Et je trouve aussi que quand je parle, je peux plus facilement faire des erreurs de transposition de l’anglais et je m’en rends compte inconsciemment parce que je suis tout de suite moins sûre de moi et je ressens que j’ai un doute et ça se répercute sur l’instant d’après. Et je déteste ça. En plus parfois les autres langues que je parle se pointent et alors c’est vraiment le bordel des genres et des terminaisons. C’est pourquoi je préfère encore écrire et lire par dessus les autres compétences même si j’en ai un peu pris l’habitude dernièrement et je me sens plus à l’aise qu’avant. Je pense que dans mon cas le fossile le plus enraciné c’est le doute et une prononciation passable et compréhensible mais calquée sur l’albanais.
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